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Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Analyses > Edito: Investissement, sinon rien
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Edito: Investissement, sinon rien

Hédi Mechri
2026/01/19 at 11:04 AM
par Hédi Mechri 15 Min Lecture
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investissements
investissements déclarés
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En 2025, l’illusion aura été de courte durée. L’année a moins bien fini qu’elle n’avait commencé. Et à bien des égards, elle a été beaucoup moins rassurante qu’il n’a été dit. Elle a levé le voile sur les vulnérabilités et les fragilités structurelles de l’économie nationale. Elle a même accentué notre décrochage industriel, comme le confirme la trajectoire des échanges extérieurs. Les exportations industrielles poursuivent leur trend baissier quand elles ne chutent pas de manière inquiétante, tout en étant découplées des importations qui explosent contre toute logique. Signe que l’offre de produits locaux stagne, et au pis recule, faute de compétitivité ou sous le coup de boutoir de la déferlante de marchés parallèles qui se sont pleinement affranchis de l’autorité de l’Etat et de toute forme de normalité. Moralité : les importations, quels qu’en soient les raisons, le canal ou le véhicule qui leur servent de levier, suppléent notre production nationale alors qu’historiquement, notre modèle de développement était fondé sur la substitution des importations. Plus que la fin d’un modèle, du reste capable de se réguler et de s’adapter de lui-même, comme cela s’est produit en Asie et ailleurs, c’est la faillite d’un système de gouvernance de politique économique. Il y a de ces retournements de l’histoire dont il faut chercher la raison dans le vide laissé par l’absence de politiques publiques et sectorielles volontaristes et pleinement assumées.

Contents
Il faudrait plus qu’un code d’investissement, aussi permissif soit-il, pour réinstaller la Tunisie dans l’écran radar des multinationales. Les considérations diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, et même personnelles, sont à cet égard très importantes, voire décisives.Fait inédit et d’une extrême gravité qui impacte le présent et hypothèque l’avenir : le taux d’investissement – rapporté au PIB – est descendu sous la barre des 10%. L’épargne nationale est à son étiage le plus bas – moins de 6%. Le pays vit d’expédients, sans perspective à moyen ou long terme. Il s’est coupé du futur, au risque d’enterrer l’avenir. Il y a, il est vrai, peu de motifs de nature à réactiver une dynamique d’investissement. Le loyer de l’argent est prohibitif, comparé à ce qu’il est chez nos compétiteurs. La fiscalité est rédhibitoire, confiscatoire, privant les entreprises vertueuses d’opportunités d’investissement. L’investissement, c’est un engagement et un acte de foi dans l’avenir. Chaque investissement, aussi infime soit-il, scelle un pacte de confiance avec les institutions et les dirigeants. Et cette confiance doit être partagée, réciproque. Elle est essentielle.Si nous voulons faire de notre pays une destination privilégiée des IDE, il faudra d’abord se montrer suffisamment attentif de ceux qui s’y trouvent. Si rien ne vient perturber leur plan d’investissement et leur activité, ils se feront les meilleurs avocats et ambassadeurs du site Tunisie au sein de leurs réseaux et de leurs chaînes de valeur.L’Etat sera sans doute bien inspiré de dépoussiérer et de rénover le code d’investissement, mais il le serait davantage s’il s’y soumettait lui-même. Ce code, pour important qu’il soit, ne l’exonère pas de ses principaux attributs et obligations, bref de son devoir d’exemplarité. Si l’investissement est aujourd’hui au plus bas, c’est aussi et surtout parce que l’Etat n’a pas amorcé la pompe de l’investissement public, qui a un immense effet d’entraînement sur l’investissement privé.

Dans l’histoire contemporaine du pays, on a rarement connu pareil phénomène d’errance économique. Les exportations industrielles, en mal de compétitivité, peinent à se redresser et les importations tous azimuts prennent le relais de la production nationale. Il n’y a pas de mystère à cette situation bancale qui défie les lois de l’économie. La raison en est la panne prolongée de l’investissement, le principal moteur de la croissance. Il est à l’arrêt ou presque.

 

Il faudrait plus qu’un code d’investissement, aussi permissif soit-il, pour réinstaller la Tunisie dans l’écran radar des multinationales. Les considérations diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, et même personnelles, sont à cet égard très importantes, voire décisives.

 

Fait inédit et d’une extrême gravité qui impacte le présent et hypothèque l’avenir : le taux d’investissement – rapporté au PIB – est descendu sous la barre des 10%. L’épargne nationale est à son étiage le plus bas – moins de 6%. Le pays vit d’expédients, sans perspective à moyen ou long terme. Il s’est coupé du futur, au risque d’enterrer l’avenir. Il y a, il est vrai, peu de motifs de nature à réactiver une dynamique d’investissement. Le loyer de l’argent est prohibitif, comparé à ce qu’il est chez nos compétiteurs. La fiscalité est rédhibitoire, confiscatoire, privant les entreprises vertueuses d’opportunités d’investissement. Et comme si cela ne suffisait pas, du fait de son instabilité, elle nourrit un épais brouillard au détriment de l’investissement. La législation sociale, contre-cyclique et à forte connotation politique, limite le champ de développement de l’entreprise sans de réelles garanties de l’emploi. La bureaucratie, qui confine souvent à l’arbitraire, finit par refroidir l’ardeur entrepreneuriale. La digitalisation, qui tarde à se mettre en place, ajoute au désarroi des acteurs économiques. Les coûts indirects, mais non moins visibles générés par la médiocrité des infrastructures de transport, par la défaillance logistique, grèvent les charges des entreprises, érodent leur compétitivité et pèsent au final sur leur décision d’investissement. Le climat délétère, l’atmosphère de paix larvée et l’absence de visibilité ne sont pas de nature à rehausser le moral des chefs d’entreprise. Les difficultés d’accès au crédit bancaire pour les PME/PMI font le reste, mais là, c’est une autre histoire. 

La vraie question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment enclencher le réarmement industriel du pays. A cette précision près que sans un véritable rebond de l’investissement, il n’y a point de salut national. Il ne peut y avoir de croissance saine et durable sans une forte reprise de l’investissement, porté par un vaste dessein national et une vision d’avenir.

Il peut paraître illusoire de vouloir relancer les investissements, booster l’attractivité du site tunisien, par la seule promulgation d’un code d’investissement, aussi accompli sur le papier soit-il. Les leviers et mécanismes de relance sont moins dans le texte que dans notre état d’esprit. Le meilleur code d’investissement aura peu d’effet si notre mentalité, notre perception de l’investisseur restent en l’état. Nous devons entreprendre notre aggiornamento politico-économique, une vaste et profonde révolution culturelle. Nous devons changer d’attitude et de logiciel mental et intellectuel à l’égard des investisseurs, notamment étrangers. La vérité est que nous voulons qu’ils viennent investir chez nous, mais nous n’acceptons pas qu’ils s’enrichissent, alors que leur réussite profitera en premier au pays sous la forme d’investissements supplémentaires. Il ne leur est pas permis, comme aux investisseurs locaux, de s’aventurer dans le domaine réservé de la seule puissance publique, sans qu’il soit d’essence stratégique. Nous sommes l’un des rares pays où l’Administration entend conserver l’intégralité de son pouvoir d’un autre temps : contrôler, régenter et administrer sans que cela soit nécessaire ou utile. On ne peut pas libérer l’investissement sans faire bouger les lignes et changer les choses. On comprend que tout n’est pas possible ici et maintenant et qu’il y a des zones d’interdiction. Soit. Sauf que là où il n’y a pas d’interdit, il ne doit pas y avoir d’autorisations aux issues du reste aléatoires. Cela vaut pour les investisseurs étrangers comme pour le reste. Il faut oser briser ces tabous une fois pour toutes.

 

Fait inédit et d’une extrême gravité qui impacte le présent et hypothèque l’avenir : le taux d’investissement – rapporté au PIB – est descendu sous la barre des 10%. L’épargne nationale est à son étiage le plus bas – moins de 6%. Le pays vit d’expédients, sans perspective à moyen ou long terme. Il s’est coupé du futur, au risque d’enterrer l’avenir. Il y a, il est vrai, peu de motifs de nature à réactiver une dynamique d’investissement. Le loyer de l’argent est prohibitif, comparé à ce qu’il est chez nos compétiteurs. La fiscalité est rédhibitoire, confiscatoire, privant les entreprises vertueuses d’opportunités d’investissement.

 

L’investissement, c’est un engagement et un acte de foi dans l’avenir. Chaque investissement, aussi infime soit-il, scelle un pacte de confiance avec les institutions et les dirigeants. Et cette confiance doit être partagée, réciproque. Elle est essentielle. Et pour cause ! Les pays industrialisés avancés, qui attirent le plus d’IDE en raison de la qualité de leur écosystème, ne disposent pas de code d’investissement, mais d’institutions et d’organismes crédibles et efficaces et de dirigeants dont la parole vaut de l’or. L’APII, la FIPA, l’APIA, la TIA, l’AFI sont certes dans leur rôle, mais cela ne saurait suffire. Car attirer des mégaprojets et des investissements de nouvelle génération hautement capitalistiques trouvent leur dénouement à des niveaux bien plus élevés au sommet de l’exécutif. Les IDE, à haute intensité technologique et à forte valeur ajoutée, sont au cœur de la diplomatie économique. Cela est d’autant plus vrai que le pays est pauvre en minéraux, en gaz, en pétrole, en terres rares et en ressources stratégiques qui suscitent un afflux d’IDE,  mais qui pourraient l’exposer, s’il n’y prend garde, à l’impérialisme belliqueux et à la barbarie de prédateurs qui renouent avec les sombres années du colonialisme et de la politique de la canonnière.

C’est une bénédiction divine d’être à ce point dépourvus de ces richesses extractives. Mais cela ne nous met pas à l’abri des visées impérialistes. La position géopolitique clé de la Tunisie n’a pas que des avantages. D’être ainsi dans l’œil du cyclone donne à réfléchir. Nécessité fait loi.  Autant nous en tenir à nos fondamentaux diplomatiques de toujours qui nous ont valu plus de pays amis et pour ainsi dire pas d’ennemis déclarés : une diplomatie tranquille, fondée sur un souci d’équilibre, proche de la neutralité – avec modération et humilité. Tout en garantissant au plan local un climat politique apaisé, consensuel, loin des querelles, des tensions et des divisions qui font le lit d’ingérences étrangères.

Il faudrait plus qu’un code d’investissement, aussi permissif soit-il, pour réinstaller la Tunisie dans l’écran radar des multinationales. Les considérations diplomatiques, géopolitiques, géostratégiques, et même personnelles, sont à cet égard très importantes, voire décisives.

 

L’investissement, c’est un engagement et un acte de foi dans l’avenir. Chaque investissement, aussi infime soit-il, scelle un pacte de confiance avec les institutions et les dirigeants. Et cette confiance doit être partagée, réciproque. Elle est essentielle.

 

Le code d’investissement, même très élaboré, est certes nécessaire, mais pas suffisant. La crédibilité du pays se joue et se mesure aussi ailleurs. Les investisseurs étrangers ont tout autant besoin d’un code que d’institutions républicaines respectueuses de leurs engagements et de la sécurité juridique des investissements. Si nous voulons faire de notre pays une destination privilégiée des IDE, il faudra d’abord se montrer suffisamment attentif de ceux qui s’y trouvent. Si rien ne vient perturber leur plan d’investissement et leur activité, ils se feront les meilleurs avocats et ambassadeurs du site Tunisie au sein de leurs réseaux et de leurs chaînes de valeur. Les chefs d’entreprise locaux ne sont pas en reste. Leur réussite, leur notoriété, leurs relations d’affaires et leurs réseaux professionnels sont parmi les principaux véhicules et vecteurs des IDE dans le cadre d’alliances industrielles ou de partenariats stratégiques. Leur manquer de respect, de considération et de reconnaissance revient à priver le pays de réelles opportunités d’investissement étranger. 

Ultime question : l’Etat sera sans doute bien inspiré de dépoussiérer et de rénover le code d’investissement, mais il le serait davantage s’il s’y soumettait lui-même. Ce code, pour important qu’il soit, ne l’exonère pas de ses principaux attributs et obligations, bref de son devoir d’exemplarité. Si l’investissement est aujourd’hui au plus bas, c’est aussi et surtout parce que l’Etat n’a pas amorcé la pompe de l’investissement public, qui a un immense effet d’entraînement sur l’investissement privé. Il l’a en revanche rétrogradé au plus bas, au point d’en faire une simple variable d’ajustement réduite à sa plus simple expression – moins de 6% de son budget. Autant dire qu’il a sacrifié les investissements d’avenir, privilégié le présent aux dépens du futur, en ménageant ses dépenses de fonctionnement, plutôt que des réformes difficiles, mais vitales pour le pays. Le train de vie de l’Etat n’est pas sans prix. 

 

Si nous voulons faire de notre pays une destination privilégiée des IDE, il faudra d’abord se montrer suffisamment attentif de ceux qui s’y trouvent. Si rien ne vient perturber leur plan d’investissement et leur activité, ils se feront les meilleurs avocats et ambassadeurs du site Tunisie au sein de leurs réseaux et de leurs chaînes de valeur.

 

Le dire à l’heure de l’entame du plan de développement 2026-2030 ne sera pas de trop. L’investissement public est le principal vecteur de transformation économique, sociale et environnementale. L’Etat doit pouvoir inverser la pente et la trajectoire dangereuse des investissements d’avenir, aujourd’hui en déshérence. Le plan n’en aura que plus de contenu, de chair, de consistance et surtout de cohérence. Il y va de la crédibilité des politiques publiques et de leur capacité de réactiver les leviers de l’innovation, de l’investissement, de l’économie de la connaissance et d’une croissance durable.

 

L’Etat sera sans doute bien inspiré de dépoussiérer et de rénover le code d’investissement, mais il le serait davantage s’il s’y soumettait lui-même. Ce code, pour important qu’il soit, ne l’exonère pas de ses principaux attributs et obligations, bref de son devoir d’exemplarité. Si l’investissement est aujourd’hui au plus bas, c’est aussi et surtout parce que l’Etat n’a pas amorcé la pompe de l’investissement public, qui a un immense effet d’entraînement sur l’investissement privé.

 

Cet édito est disponible dans le mag. de l’Economiste Maghrébin n°936 du 14 janvier au 28 janvier 2026.

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Hédi Mechri 19 janvier 2026
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