Le World Economic Forum (WEF) a publié le 14 janvier 2026 la 21ème édition de son rapport annuel sur les risques globaux. Il se base sur une enquête menée auprès de 1 300 dirigeants et experts internationaux, entre mars et juin 2025.
Selon l’enquête de perception des risques globaux de WEF, la confrontation géoéconomique constitue le risque le plus alarmant pour 2026. Elle est citée par 18 % des répondants. Les conflits armés entre pays arrivent en deuxième position avec 14% des réponses. Confirmant ainsi la prédominance des risques géopolitiques dans les préoccupations immédiates.
Les événements météorologiques extrêmes complètent le podium avec 8 % des réponses. Suivent la polarisation sociétale et de la désinformation-mésinformation, chacune recueillant 7 % des mentions.
Une vision à long terme dominée par l’environnement
De ce fait, l’analyse distingue trois horizons temporels et révèle une évolution notable des préoccupations. Si les risques géopolitiques dominent à court terme, les inquiétudes environnementales prennent le dessus à long terme (horizon 2036). Les événements météorologiques extrêmes occuperont alors le premier rang, suivis par la perte de biodiversité et les changements critiques du système terrestre.
Pour la Tunisie, l’enquête menée par l’IACE, partenaire officiel du WEF, révèle des préoccupations centrées sur deux catégories : économique et sociétale. L’insuffisance des opportunités économiques ou le chômage arrive en tête, suivi par l’insuffisance des services publics et des dispositifs de protection sociale.
Contrairement aux années précédentes, les risques environnementaux disparaissent du classement tunisien en 2026. L’inflation, présente depuis 2023, demeure au cinquième rang des préoccupations nationales.
Les pays arabes partagent des inquiétudes similaires
L’analyse des neuf pays arabes interrogés (Tunisie, Maroc, Algérie, Égypte, Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Jordanie et Irak) démontre une convergence autour des risques économiques et sociétaux. L’inflation figure dans le top 5 de la majorité des pays.
Quelques exceptions notables : le Maroc place la pénurie d’eau et d’aliments au quatrième rang; l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis intègrent les effets néfastes de l’intelligence artificielle dans leur top 3; tandis que le Qatar s’inquiète des conflits armés entre États et des risques biologiques, chimiques ou nucléaires.
Méthodologie
L’échantillon global compte 60 % d’hommes et 40 % de femmes, composé à 38 % de professionnels, 24 % d’universitaires et 10 % de membres gouvernementaux. La tranche d’âge 40-59 ans représente 55 % des personnes interrogées, avec une majorité localisée en Europe (37,3 %).
Le rapport classe 34 risques selon cinq catégories : économiques, environnementaux, géopolitiques, technologiques et sociétaux. Ils permettent aux décideurs d’anticiper les défis émergents et de promouvoir une action collective pour bâtir un avenir plus résilient.