« Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) est ouvert toute démarche sérieuse et responsable garantissant la reprise de la relation contractuelle entre les pharmaciens et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ». C’est ce qu’on lit dans un communiqué publié lundi 5 janvier par le SPOT à l’issue de la réunion de son bureau exécutif.
Le syndicat souligne, dans son communiqué, que l’expiration de la convention régissant sa relation avec la CNAM le 31 décembre 2025 n’était pas un choix mais il était contraint.
« Cela est dû l’absence de décision, au manque de réformes et à la poursuite de la politique de fuite en avant », indique le SPOT réaffirmant son « ouverture à toute démarche sérieuse et responsable plaçant l’intérêt du citoyen au-dessus de toute considération, réhabilitant la profession de pharmacien et garantissant aux Tunisiens un accès sûr, permanent et équitable au médicament ».
Selon la même source, la relation contractuelle a pris fin en 2025 après une année entière de souffrance, durant laquelle les pharmaciens et leurs patients ont vécu un calvaire quotidien à la recherche de médicaments dont l’approvisionnement a connu des perturbations continues.
« Les délais de paiement des dettes de la CNAM ont dépassé les 185 jours », ajoute le SPOT, signalant que ce problème s’est poursuivi au cours des dernières années, entraînant l’épuisement des ressources des pharmacies.
D’après le communiqué, le SPOT avait alerté, depuis le mois d’avril dernier, sur les répercussions de cette situation, sans que ses démarches ne trouvent d’écho auprès des responsables du système de soins.
Le syndicat s’est également interrogé sur les délais d’activation de la commission mixte de fixation des prix des médicaments, sur le sort de la loi régissant la fabrication et la distribution des compléments alimentaires, sur l’avenir de la liste des médicaments essentiels que les vétérinaires sont autorisés à détenir, prévue par l’arrêté ministériel de l’an 2000, ainsi que sur la loi encadrant la qualité et la distribution des dispositifs médicaux.
Par ailleurs, le SPOT a soulevé plusieurs autres questions, dont les principales portent sur la nature des textes réglementant la fabrication et la distribution de produits utilisés dans un cadre thérapeutique et qui circulent encore aujourd’hui en dehors de tout cadre sanitaire organisé.
A noter que la CNAM avait décidé, depuis le 10 décembre dernier, d’autoriser les assurés sociaux affiliés au régime de soins privé à se faire rembourser les frais des médicaments achetés auprès des pharmacies privée signalant que le SPOT avait décidé de manière « unilatérale » de suspendre le système du tiers payant à compter du 8 décembre 2025.