De puissantes explosions accompagnées de bruits ont été entendues ce samedi matin peu avant 6h00 (heure tunisienne) à Caracas, la capitale du Venezuela, rapporte l’Agence France-Presse. Selon des témoins oculaires et des auditeurs de Reuters, l’électricité a été coupée au sud de la capitale, près d’une importante base militaire, et des colonnes de fumée sont visibles dans la capitale.
Dans plusieurs quartiers de Caracas, les habitants sont descendus dans la rue en panique, tandis que des mouvements et des rassemblements de personnes étaient visibles au loin depuis différents endroits de la ville.
Les explosions, dont certaines étaient très puissantes, semblent s’être produites au sud et à l’est de la capitale et peut-être à Fuerte Tiuna, une immense base militaire située près de la ville…
Environ deux heures après le début de l’attaque, le gouvernement de Nicolas Maduro a publié un communiqué affirmant que le Venezuela « dénonce la très grave attaque militaire » menée par les États-Unis. Des attaques ont eu lieu dans la capitale Caracas et dans les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira, ajoute le communiqué, raison pour laquelle le pays est déclaré en état d’urgence tandis que le gouvernement appelle les forces sociales et politiques « à activer les plans de mobilisation ».
« Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave attaque militaire menée par (…) les États-Unis contre son territoire et sa population dans les zones politiques et militaires de Caracas et des États de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas », selon la déclaration du gouvernement… « Le but de cette attaque n’est autre que la saisie des ressources stratégiques du Venezuela, notamment son pétrole et ses minéraux, dans le but d’anéantir par la force l’indépendance politique de la nation », poursuit le communiqué.
Le gouvernement « appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à rejeter cette attaque impérialiste », selon le texte. Le président Nicolas Maduro, « dans le strict respect des dispositions de la Constitution (…), a signé et ordonné la mise en œuvre du décret d’urgence »…
Le président américain Donald Trump, qui a déployé une flotte de navires de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela, assurant que les jours du président vénézuélien étaient « comptés ».
Les médias américains confirment l’implication des États-Unis
L’armée américaine est à l’origine d’une série de frappes menées tôt ce matin contre Caracas, la capitale vénézuélienne, selon les médias américains. CBS News et Fox News ont cité, sans les nommer, des responsables de l’administration de Donald Trump, qui ont confirmé l’implication des forces américaines… Cependant, la Maison Blanche et le Pentagone n’ont fait aucun commentaire officiel concernant les explosions et les informations relatives aux avions survolant la capitale vénézuélienne.