Le président des États-Unis a évoqué la possibilité d’une intervention militaire en Iran, affirmant vouloir « protéger la vie des manifestants ». L’annonce a été faite sur son réseau social, Truth Social. En réaction, un conseiller du Guide suprême iranien a mis en garde le président américain, lui demandant de « prendre garde ».
Dans son message, Donald Trump a déclaré que si l’Iran « tirait sur des manifestants pacifiques et les tuait violemment », les États-Unis « viendraient à leur secours ». Ces propos interviennent alors que des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait au moins six morts jeudi 1er janvier 2026 en Iran, selon les autorités. Il s’agit des premiers décès recensés depuis le début, il y a cinq jours, d’un mouvement de protestation contre la vie chère.
Par ailleurs, trente personnes accusées de « troubles à l’ordre public » ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence de presse Tasnim. Les autorités iraniennes n’avaient pourtant signalé aucun incident officiel dans la capitale au cours des jours précédents.
Le mouvement de contestation a débuté dimanche à Téhéran, où des commerçants ont fermé leurs boutiques pour protester contre l’hyperinflation et la dégradation de la situation économique. La mobilisation s’est ensuite étendue aux universités et à plusieurs régions du pays.
Dans le même temps, rappelons cependant que la situation intérieure aux États-Unis reste tendue. Trump a annoncé, mercredi 31 décembre, le retrait de la Garde nationale de Chicago, Portland et Los Angeles où elle était déployée depuis plusieurs semaine. Ces déploiements, décidés lors de précédentes manifestations contre certaines politiques migratoires et sociales de l’administration Trump, avaient été largement contestés devant les tribunaux.