Le politologue Sami Jallouli analyse les relations internationales complexes autour de la Chine et de la Russie, soulignant que ces puissances majeures ne considèrent les petits États que comme des pions secondaires.
Selon lui, le véritable affrontement mondial oppose les États-Unis, puissance militaire et économique traditionnelle, à une Chine montante et compétitive dans plusieurs secteurs clés. Sami Jallouli met en garde contre une confiance aveugle envers la Chine et la Russie, rappelant que ces pays sacrifient leurs alliés quand leurs intérêts l’exigent, comme en témoignent les situations en Libye et en Syrie.
Il revient également sur le récent vote au Conseil de sécurité de l’ONU sur l’autonomie du Sahara, notant que le retrait de la Chine et de la Russie, alliées de l’Algérie, témoigne d’un compromis tacite avec les puissances occidentales. Pour lui, cette décision constitue une victoire indiscutable du Maroc, qui exerce une souveraineté de fait sur le territoire depuis plusieurs décennies.
Sami Jallouli conclut que la politique étrangère est avant tout dirigée par les intérêts stratégiques, et non par l’émotion ou la morale, soulignant la nécessité pour la Tunisie de mieux comprendre ces dynamiques changeantes.