L’atelier régional est organisé par le Bureau régional de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord et aborde la situation alimentaire critique dans la région, où plus de 75 millions de personnes pourraient souffrir de la faim d’ici 2030. Cela souligne la nécessité d’investissements accrus pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030 et lutter contre la malnutrition.
Mehdi Khlass directeur général du financement des investissements et des organisations professionnelles, représente une direction au sein du ministère de l’Agriculture. Cette direction est chargée de la gestion du financement de l’État, y compris le budget de l’État, les investissements publics et privés, ainsi que les subventions destinées aux petits et moyens agriculteurs. Actuellement, il participe à un atelier sur le financement des systèmes de transformation agroalimentaire dans les régions arabes.
Cet atelier, qui se déroule du 20 au 23 janvier 2025 à Tunis, vise à renforcer les capacités des participants dans le domaine du financement des systèmes agroalimentaires. Le financement public joue un rôle crucial en soutenant les infrastructures et en développant les systèmes de production, tout en incitant les investissements privés par le biais de subventions et d’appuis financiers. Ce contexte est d’autant plus pertinent face aux défis posés par les changements climatiques qui affectent le secteur agricole.
Au cours des deux dernières années, la direction a mis à jour ses stratégies d’intervention dans divers secteurs agricoles, notamment l’horticulture, l’élevage, la culture des dates et l’aquaculture. La stratégie actuelle se concentre sur la mobilisation des ressources en eau, essentielle pour faire face à la pénurie d’eau potable et aux besoins en irrigation pour l’agriculture. Cela inclut la création de barrages, l’interconnexion de ces infrastructures et le développement de techniques de dessalement.
La transition vers un système où les ressources sont limitées nécessite des mécanismes d’assistance pour aider les agriculteurs à s’adapter. Des programmes spécifiques visent à encourager les jeunes et les femmes dans le monde rural à développer leurs propres projets grâce à des subventions et à des lignes de financement. Par exemple, une convention récente avec la BTS a permis d’allouer 20 millions de dinars pour soutenir la cueillette et le stockage des olives, afin d’atténuer la baisse des prix de l’huile.