FORUM L’ECONOMISTE MAGHREBIN 2015

Le recours au financement extérieur Nécessité et limites

IDEES FORCES ET PROPOSITIONS MAJEURES

« Le recours de la Tunisie au financement extérieur : nécessité et limites », était le thème central du Forum annuel de l’Economiste Maghrébin dans sa 17ème édition. Comme de tradition, l’ouverture a été précédée, la veille, par un dîner-débat qui a réuni des compétences reconnues, autour des 20 années d’accord d’association entre la Tunisie et l’UE.

Pour ce qui est de la problématique du financement extérieur, avec pour corollaire l’endettement, les IDE et toute autre forme de transfert, elle constituait la question fondamentale, déterminante, en raison de son impact sur toutes les composantes socioéconomiques du pays  et, partant, sur le processus de redressement et de développement.

Un diagnostic de la situation économique de la Tunisie a été présenté à cette occasion, d’abord en plénière puis dans le cadre de deux panels.

Le premier était dédié au « Financement multilatéral : un financement bon marché avec une conditionnalité jugée étouffante ». La dette extérieure était passée de 26 milliards de DT en 2010 à 41 milliards de DT en 2014, en progression de 58%. Jugée étouffante par les uns, soutenable par d’autres, il demeure que le vrai problème réside dans sa gestion tant en amont qu’en aval. Il s’agissait, en fait, de l’usage qui en était fait, le bon étant de la dédier au développement, à la création de richesses afin de contribuer à la création d’emplois.

Le deuxième panel s’est intéressé aux « IDE, fonds d’investissements, publics et privés, les obligations classiques et les sukuks islamiques ».

De ce panel, il en est ressorti quatre conditions à prendre comme préalable aussi bien pour l’attraction des IDE que pour les autres outils de financement. (1) Solidité des fondamentaux, (2) dynamisation du marché  obligataire, (3) professionnalisme et (4) renforcement de la régulation macro-prudentielle.

A ce titre, le débat s’est focalisé autour du rôle du secteur privé et de la Bourse dans la mobilisation des ressources financières extérieures,

De l’ensemble des contributions des deux panels, les échanges d’idées et de points de vue  étaient partagés, parfois rassurants parfois inquiétants.

Aborder les enjeux auxquels le pays devrait faire face, dynamiser la croissance économique et l’employabilité, renforcer les performances de l’économie, en termes de croissance et de productivité, augmenter les ressources, tels ont constitué le socle de  tous les débats qui se déroulés au cours de ce forum.

Ce dernier, au final, aura permis de mettre l’accent sur le fait que la manne du financement extérieur ne peut que venir en appui à l’effort national d’investissement, afin de ne pas occulter l’avenir, en privilégiant le présent.

Ce serait une faute politique selon les dires d’un des intervenants !

Galerie

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Intervenants

Tunisie

  • Slim Chaker : ministre des Finances
  • Ridha Ben Mosbah : conseiller économique et financier auprès du chef du gouvernement
  • Habib Karaouli : PDG de la BAT et président du Forum
  • Houssine Mouelhi : directeur général de la BTKD
  • Béchir Trabelsi : Directeur adjoint, représentant de la Banque centrale de Tunisie
  • Fadhel Abdelkefi : Directeur général de Tunisie Valeurs
  • Mohamed Damak : représentant de Standard & Poor’s
  • Moez Laâbidi : professeur d’économie
  • Taoufik Rajhi : président du Cercle des économistes de Tunisie

Maroc

  • Néjib Zeroual : ancien ministre marocain de l’Enseignement supérieur et ancien ambassadeur en Tunisie

France

  • Serge Degallaix : ancien ambassadeur de France en Tunisie
  • Benoît Lehanneur : représentant de l’AFD à Tunis

Allemagne

  • Hein Winnubst : chef de la coopération – Ambassade d’Allemagne en Tunisie

Banque mondiale

  • Eileen Murray : directrice régionale du bureau de la Banque mondiale en Tunisie

Banque européenne d’investissement -BEI

  • Ulrich Brunnhuber : Chef du Bureau de représentation à Tunis