FORUM L’ECONOMISTE MAGHREBIN 2013

IDEES FORCES ET PROPOSITIONS MAJEURES

Le choix du thème du XVème Forum de l’Economiste Maghrébin ” Le système financier tunisien entre les  défis de la transition démocratique et les opportunités de la bonne gouvernance”, correspondait aux préoccupations du pays, en rappelant l’urgence à rénover, moderniser et restructurer le système financier en Tunisie.

Celui-ci fait face à de sérieux problèmes et à des contraintes, qui rendent sa réforme urgente. Tel est le constat unanimement fait par les experts présents.

De fait, selon eux, le système financier tunisien est appelé à relever trois défis à savoir : trouver un équilibre entre la stabilité, la solidarité et la croissance; trouver le bon équilibre entre les besoins de l’entreprise, ceux de l’investisseur et de l’intermédiaire; et, enfin, assurer une régulation équilibrée basée sur un partenariat de confiance entre le régulateur et les régulés.

Ainsi ont été cités les freins et  retards enregistrés par le système bancaire tunisien, en termes de taille des banques, de leur degré d’innovation, ainsi qu’en matière d’inter connectivité au système d’informations bancaires et de transparence.

En outre, a été signalée la défaillance de la bonne gouvernance des banques, qui persiste encore. Et ce, principalement en raison de l’absence d’une réelle culture en la matière dans les établissements de crédit et de guides de bonnes pratiques régissant ce secteur. Parmi les autres causes  de  défaillance du système sont cités le problème de l’inapplication stricte des règlements, et son faible niveau d’adaptation à un environnement international complexe et exigeant.

Le système financier tunisien a donc tout  intérêt à se conformer aux standards internationaux. De même, les banques publiques peuvent tirer de larges profits d’un partenariat avec le privé, notamment avec des banques étrangères. Les avantages à tirer du partenariat avec celles-ci sont nombreux. Ils favorisent l’accroissement de l’efficience, l’utilisation des nouvelles technologies, l’instauration des bonnes pratiques, l’amélioration de la transparence et la garantie des conditions de stabilité macroéconomique.

Il a été ajouté que le système gagnerait également à mobiliser plus fortement l’épargne nationale et accompagner plus activement l’investissement et le développement des PME et des entreprises innovantes.

Du travail reste à faire en ce qui concerne, par exemple, le développement d’une centrale des risques, ou l’adoption de normes prudentielles adéquates. Tous ces changements devraient permettre, en outre, une croissance  significative du nombre et de la qualité des établissements de microfinance en Tunisie, notamment dans les régions défavorisées, avec des retombées positives tant attendues en termes d’emploi et de productivité.

L’impératif de renforcement du secteur financier tunisien  est ainsi largement admis. D’une part pour limiter les risques qu’il fait peser sur la stabilité macroéconomique et, d’autre part, pour augmenter leur contribution à la reprise de la croissance par l’investissement privé, notamment par les PME. L’ensemble du système financier tunisien gagnerait  donc à accélérer ses réformes, afin d’activer la participation des banques à l’effort de croissance.

Galerie

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Intervenants

Tunisie

  • Chedly Ayari : Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie
  • Taoufik Rajhi : Universitaire et président du Cercle des économistes tunisiens
  • Habib Karaouli : PDG de la BAT Président du Forum
  • Moëz Joudi : Directeur général de Formapro SA, vice-président de l’Institut tunisien des administrateurs
  • Mohamed Bichiou : Président de la BVMT
  • Fadhel Abdelkafi : Président du comité de direction de la BVMT
  • Abderrazak Zouari : Président du conseil d’administration de l’UBCI
  • Habib Ben Saad : PDG de la BT et président de l’APBEF
  • Moëz Labidi : Economiste, universitaire

Maroc

  • Mohamed El Moncer : Directeur général adjoint d’Attijari Wafa Bank

France

  • Jean François Pons : Délégué aux affaires européennes et internationales à la Fédération bancaire française
  • Philippe-Cyrille Berton : Directeur de l’Agence française de développement-AFD
  • Edouard-François de Lencquesaing : Membre du board de PARIS-Europlace
  • Dhafer Saidane : Professeur à l’université Charles de Gaulle Lille 3

Egypte

  • Ashraf Helmi : Universitaire

Union européenne

  • Laura Baeza : Ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Tunisie

Banque africaine de développement-BAD

  • Jacob Kolster : directeur