FORUM L’ECONOMISTE MAGHREBIN 2012

L'Etat et le marché
Plus d'Etat, mieux d'Etat…

IDEES FORCES ET PROPOSITIONS MAJEURES

Le XIVème Forum de l’Economiste Maghrébin, tout comme le XIIIème, a été précédé par ce qui est appelé à devenir une tradition, le dîner débat organisé, la veille du Forum, conjointement avec la Délégation de l’Union européenne à Tunis. Le thème retenu était “Le partenariat Tunisie-Union européenne, la situation actuelle et future à la lumière du printemps arabe et de la crise financière européenne”. Un prologue aux travaux du lendemain.

Représentants de l’Etat, économistes, hommes d’affaires et journalistes, tunisiens et étrangers se sont ainsi penchés sur le thème du Forum “Rôle de l’Etat dans la relance économique en période de transition”. Une période qualifiée, unanimement, de difficile et dont l’issue passerait, entre autres, par un fort partenariat secteur public/secteur privé.

Pour la période transitoire actuelle et afin d’appuyer la relance économique à court et à moyen termes, l’Etat a le devoir d’assurer un climat social propice à cette relance. Ainsi, comme indiqué par certains participants, le gouvernement en place a axé son programme sur quatre priorités, l’emploi, le développement des régions, la sécurité et la stabilité et la justice transitionnelle. Les mesures prévues visaient à réduire le nombre de citoyens vivant en-dessous du seuil de pauvreté (1,2 million) et  à contenir le déséquilibre chronique entre offre et demande d’emplois (taux de chômage moyen de 18,3% et 30,9% pour les jeunes diplômés). Outre ces chantiers sociaux, le gouvernement doit s’attacher, ont appuyé les intervenants, à une politique économique capable de maitriser les équilibres financiers publics à moyen et à court termes, de manière à ramener le déficit budgétaire à moins de 3% du PIB et le taux de la dette dans les limites de 40%, à l’horizon 2016.

L’Etat, dans cette phase transitoire, gagnerait à s’inspirer des expériences d’autres pays qui ont vécu des transitions démocratiques (le cas du Chili a été cité comme exemple réussi pour surmonter, en 1990, le déficit de croissance qui ne pouvait être soutenue que par plus d’équité).

La démarche avait consisté à préserver le système macroéconomique mis en place durant les 17 années de dictature, mais avec une meilleure gestion. L’Etat ne doit toutefois pas verser dans le dirigisme. Il s’agit de laisser l’espace aux entrepreneurs privés, tout en leur assurant un cadre législatif stimulant l’investissement, national comme étranger, et à la saine concurrence entre les divers acteurs économiques

Le rôle de l’Etat, passe également, selon les différents intervenants aux débats, par la mise en place de réformes des différents secteurs économiques, comme la Bourse et le secteur bancaire. Des réformes solides, conjuguées à une attitude positive et à des pratiques transparentes et éthiques, permettant non seulement le redressement de l’économie, mais également sa croissance et sa pérennité.

Galerie

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Intervenants

Tunisie

  • Ridha Saïdi : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des dossiers économiques
  • Mohamed Lamine Chakhari : ministre de l’Industrie
  • Hamadi Fehri : PDG de la Poste tunisienne
  • Mohamed Bichiou : DG de la BVMT
  • Radhi Meddeb : PDG de COMETE Engineering
  • Hichem Elloumi : PDG de COFICAB

Algérie

  • Lachmi Siagh : Président Ethical Finance Network EFN

France

  • Dhafer SaÏdane : professeur université Charles de Gaulle – Lille III
  • Georges Pauget : Président du CA de Viel et Cie et d’Economie, Finance et Stratégie SAS
  • Renaud Bentégeat : Administrateur délégué de la compagnie d’entreprises CFE

Suisse

  • Ousmene Jacques Mandeng , économiste en chef à la banque UBS, chargé des pays émergents

Union européenne

  • Adrianus Koetsenruijter : Ambassadeur, chef de la délégation de l’UE en Tunisie

Fondation Friedrich Naumann – FFN

  • Alexandre Knipperts : directeur de programme pour la Tunisie

Banque africaine de développement – BAD

  • Agnès Soucat : Chef du département de développement humain