Forum l’Economiste Maghrébin 2005

Tirer profit de la mondialisation:
Attirer une nouvelle génération d'investisseurs étrangers

IDEES FORCES ET PROPOSITIONS MAJEURES

Le choix du thème du  VIIéme Forum de l’Economiste Maghrébin visait une meilleure compréhension des enjeux de la mondialisation et la mise en évidence des obstacles géostratégiques  qui entravent la mobilisation de flux plus importants d’investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie.

Premier constat majeur : les régions de la Méditerranée, du Monde arabe et d’Afrique ne font pas partie de la géostratégie économique et, partant, n’attirent pas assez d’IDE.

Chiffres à l’appui, l’Union européenne, qui réalise 8% de ses exportations avec les pays sud-méditerranéens, n’investit; dans cette région que 2% de son stock d’IDE. De plus, ces investissements sont orientés vers les opérations de privatisation dans des activités qui ne contribuent que faiblement aux transferts technologiques.

En outre la tendance des IDE dont le volume a diminué, entre 2000 et 2004, revenant de 1400 milliards de dollars à 612 milliards de dollars, n’est pas en faveur de la Méditerranée.

Cette contraction des IDE s’est accompagnée d’une réorientation du mouvement des IDE, notamment vers la Chine qui s’impose, avec la mobilisation de 62 milliards de dollars d’IDE, comme un nouveau « pôle »d’attraction de ce type d’investissement.

Lors de ce Forum il s’est alors dégagé un fort plaidoyer pour une solidarité régionale euro-méditerranéenne.

La Tunisie doit pouvoir passer, progressivement, de relations de sous-traitance à un réel partenariat fondé sur le  savoir et la créativité par la mise en place de mécanismes de financement adaptés, notamment à travers le développement d’une véritable industrie du capital-risque, l’amélioration des systèmes de garantie et de couverture des risques et le développement de ses marchés financiers.

Le pays, comme signalé par les intervenants, dispose de réelles capacités. En optant pour l’économie du savoir, qui implique un niveau d’instruction élevé et des qualifications supérieures ne doit plus fonder son attractivité sur les bas salaires. Ainsi il a été  préconisé le déploiement  d’une nouvelle génération d’IDE à haute valeur ajoutée  dans le cadre d’un partenariat stratégique privilégié  intégré à un arrimage vertical entre le sud et le nord de la Méditerranée et  horizontale entre les pays du sud du bassin méditerranéen.

L’ensemble doit être soutenu par un rôle plus important que doit jouer le secteur financier afin de mobiliser des flux d’IDE, (industrie, services, NTIC) lesquels pourraient également être soutenus par l’accélération de privatisation (entreprises à fort potentiel) capable d’augmenter, d’une manière significative la capitalisation boursière avec ses effets positifs sur l’attraction des IDE.

Dans cette perspective il a été annoncé  la mise en œuvre envisagée d’un cadre spécifique en faveur de l’investissement extérieur ouvrant à ces derniers tous les secteurs d’activités à l’exception d’une liste réduite d’activités jugées stratégiques.

Un tel nouveau cadre mettrait également l’accent sur la simplification des procédures et prévoir davantage de transparence.

Enfin il convient de relever cette recommandation faite à la Tunisie, celle de prendre son bâton de pèlerin et d’explorer le monde dans le but de s’informer là où le savoir se produit et se construit, l’ultime but étant de s’inspirer des expertises les plus réussies dans le monde.

 

 

 

Galerie

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Intervenants

Tunisie

  • Mohamed Nouri Jouini : ministre du Développement et de la Coopération internationale
  • Taoufik Baccar : Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie
  • Faouzi Belkahia PDG Banque de Tunisie et président du Forum
  • Hédi Djilani : président de l’UTICA
  • Habib Karaouli : directeur général de la Banque d’affaires de Tunisie
  • Slaheddine Laajimi : président du conseil de la Bourse

France

  • Jean Daniel Tordjman : président du cercle des ambassadeurs en France
  • Daniel Cohen : professeur d’économie à l’Ecole normale supérieure de Paris
  • Koceila Maames : économiste et analyste financier Crédit Lyonnais
  • Fabrice Hatem : Agence française des investissements internationaux

Union européenne

  • Tokia Saifi : députée au Parlement européen