Forum l’Economiste Maghrébin 2003

Nouvelle donne de la globalisation:
Quelle stratégie à adopter pour les entreprises tunisiennes?

IDEES FORCES ET PROPOSITIONS MAJEURES

Hommes d’affaires, banquiers, universitaires, experts, hauts cadres de l’administration, diplomates, responsables de structures d’appui à l’investissement et d’organisations professionnelles de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, de France et à l’internationale, au total plus de 300 personnes, se sont retrouvées lors du Vème Forum de l’Economiste Maghrébin pour des échanges sur la nouvelle donne de la globalisation et quelle stratégie pour les entreprises tunisiennes ?

Ce thème, qui n’a pas manqué d’interpeller les décideurs économiques et financiers, intervient à un moment où la Tunisie ambitionne de s’adapter à un ordre économique mondial en constante et  rapide évolution. Il vient anticiper l’ouverture totale des frontières tunisiennes aux produits venant de l’extérieur à l’horizon 2008.

Le Forum a ainsi permis d’évoquer les enjeux de l’internationalisation pour l’entreprise tunisienne, les efforts déployés à cette fin, ce qui reste à faire, les risques encourus et les perspectives d’avenir.

A la question de savoir ce qui obligeait l’entreprise tunisienne à s’internationaliser, plus simplement à s’implanter à l’étranger, il a été répondu que l’histoire économique montre que l’ouverture, contrairement au protectionnisme, a toujours été un excellent facteur de croissance. En bref, pour survivre toute entreprise doit nécessairement se déployer à l’international. La nuance a été néanmoins faite entre globalisation et mondialisation, cette dernière locution, synonyme d’intégration,  signifiant disparition des frontières et libéralisation des facteurs de production !

Seulement cette internationalisation de l’entreprise tunisienne  a un préalable, celui  de s’inscrire dans le prolongement d’un repositionnement stratégique de l’industrie du pays pour laisser la place à des industries à forte valeur ajoutée. Par ailleurs et parmi les recommandations  il est relevé que l’internationalisation, quelle que soit sa forme, comporte à la fois des risques et des opportunités. Il s’est dégagé que l’entreprise doit prudemment  prendre en considération les risques inhérents et également tous les potentiels afin d’aboutir au choix le plus adapté à sa stratégie entre exportation, implantation et partenariat.

En appui à cette démarche l’Etat a déjà mis en place un environnement incitatif à la délocalisation des entreprises tunisiennes: conclusion d’une soixantaine de conventions bilatérales de non double imposition encourageant l’investissement de part et d’autre, l’adhésion à des instances internationales réglementant la libre circulation des capitaux et des biens (OMC), l’Accord d’association avec l’Union européenne, la mise en place de zones de libre-échange horizontales…

Certains intervenants ont toutefois relevé un ensemble d’insuffisances comme la non-convertibilité du dinar, le transfert des capitaux non encore ancré dans les esprits et également  la résistance de l’administration au changement

Il n’en demeure pas moins que l’entreprise tunisienne bénéficie à la fois d’une position géographique, dans une région où il existe un potentiel significatif, aux portes de l’Europe et à proximité des marchés maghrébins.

Avec les gains de productivité qu’elle a à sa portée, des partenariats  peuvent être développés avec, notamment, des entreprises européennes.

 

Galerie

previous arrow
next arrow
Slider

Intervenants

Tunisie

  • Taoufik Baccar : ministre des Finances
  • Moncef Ben Abdallah : ministre de l’Industrie
  • Mohamed Nouri Jouini : ministre du Développement et de la Coopération internationale
  • Mondher Znaidi : ministre du Tourisme, du Commerce et de l’Artisanat.
  • Faouzi Belkahia : PDG de la BT, président de l’APBT et président du Forum
  • Férid Ben Tanfous : PDG de l’ATB
  • Mohamed Frioui : professeur Université de Tunis
  • Ali Ben Ali : PDG d’Alkimia
  • Fadhel Zerelli : PDG de l’API
  • Ahmed Mansour : Cabinet Deloitte &Touche

France

  • Maurice Saïas : ancien doyen et professeur département Stratégie IAE
  • Jean-Paul Betbèze : directeur des études au Crédit Lyonnais
  • Smail Goumeziane : professeur université Paris-Dauphine
  • Daniel Contenay : ancien ambassadeur de France en Tunisie
  • Olivier Pastré : président de l’IM bankGroupe Natexis banque populaire
  • Pascal Bylebyl : CINN consulting

PNUD

  • Patrice-Ariel Français : représentant résident du PNUD en Tunisie

OCDE

  • Jorge Braga de Macedo : président du centre de développement