Forum l’Economiste Maghrébin 2002

Accord d'association tuniso-européen : 6 ans après

IDEES FORCES ET PROPOSITIONS MAJEURES

Dresser un bilan de l’existant et débattre des enjeux et perspectives de l’Accord d’association tuniso-européen, six années après sa signature, tel était l’objectif du IVème Forum de l’Economiste Maghrébin qui a pu réunir, l’espace d’une journée, quelque 400 participants. Parmi eux, des responsables représentant le gouvernement tunisien, la Commission européenne, des experts venant des milieux d’affaires maghrébins, ainsi que des universitaires.

Dans ce cadre, la partie tunisienne n’a pas manqué de mettre l’accent sur le volontarisme de la Tunisie et son engagement total dans cet accord, tout en relevant l’absence, du côté européen, de l’impulsion forte espérée par le premier pays à avoir signé un tel accord.

C’est ainsi que deux ateliers se sont penchés sur la dynamique de l’espace euro-méditerranéen et la mondialisation, ses enjeux et ses défis.

Le premier atelier s’est attaché à débattre des objectifs et modalités de l’élargissement de l’Union européenne, les perspectives de l’intégration régionale et la construction de l’espace euro-méditerranéen. L’examen des éléments de diagnostic de la coopération UE-UMA a été également au centre des échanges. Ainsi, l’accent a été mis sur la préférence donnée aux pays de l’Europe de l’Est qui a beaucoup nuit au volume des IDE européens vers les pays de la rive sud de la Méditerranée. Au-delà de l’appartenance géographique, cette attitude s’explique d’abord par le fait que ces pays, qui disposaient des infrastructures pour leur développement, sont appelés à devenir membres de l’espace communautaire européen; et également par la célérité avec  laquelle ils ont opéré de rapides réformes, afin d’être en harmonie avec les structures opérant dans les pays déjà membres. Et ce, parallèlement à une relative lenteur des réformes au sud. D’un autre côté, et cela a été dit, “l’idée que les IDE font le développement est un leurre, c’est le développement qui attire les IDE”.

Sur ce point, une conclusion peut être tirée. Pour qu’un pays, comme la Tunisie, évite d’être marginalisé, c’est d’abord une forte volonté politique, une bonne gouvernance, la disponibilité d’institutions économiques favorables à l’initiative privée et l’ouverture sur l’étranger dans son acceptation la plus globale.

Dans le second atelier, plusieurs questionnements ont été au centre des échanges. Les réformes introduites, la compétitivité de l’entreprise et de l’économie tunisienne, les attitudes et attentes des acteurs économiques et sociaux  les exigences de la prochaine étape et les perspectives de l’économie tunisienne.

Il en ressort que le processus d’intégration dans son ensemble, avec l’UE, ne peut se réduire au seul mécanisme du marché limité au libre-échange. Il est préconisé que les relations entre la Tunisie et l’UE s’insèrent dans le cadre d’une vision plus globale et plus solidaire entre les deux entités, incluant l’économique et le social.

Afin d’y parvenir, il a été recommandé que les Tunisiens comptent d’abord, sur eux-mêmes, afin d’assumer, pleinement, les implications de l’Accord d’association : démantèlement tarifaire; réformes économiques et institutionnelles, diversification économique, mise à niveau…

Il n’en demeure pas moins qu’il est estimé, quels que soient les résultats enregistrés à mi-parcours, que l’Accord demeure positif dans la mesure où il ne peut que contribuer à l’accélération de la croissance du pays.

Galerie

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Intervenants

Tunisie

  • Moncef Ben Abdallah : ministre de l’Industrie
  • Fethi Merdassi : ministre de la Coopération internationale
  • Tahar Sioud : ministre du Commerce
  • Hédi Djilani : président de l’UTICA
  • Chékib Nouira: président du Directoire de la BIAT
  • Chedly Ayari : professeur universitaire
  • Hichem Elloumi : groupe Elloumi
  • Dhamir Manaï : Cynex informatique
  • Ahmed Sellami : président de  la Fenatex
  • Ahmed Karm : directeur général  d’Amen Bank
  • Jilani Ben M’barek: président de l’Association des chambres de commerce de  la Méditerranée ASCAME

Algérie

  • Ridha Hamiani : ancien ministre algérien

Maroc

  • Abdelhamid Bousta: Confédération générale des entreprises du Maroc CGEM

France

  • Henry Gaino : ancien commissaire général du plan
  • Jean-Claude Berthélémy: Université Paris1 Panthéon-Sorbonne

Banque mondiale

  • John Howard : économiste en chef chargé de la région Mena à la BM

Union européenne

  • Robert Van Der Meulen : ancien délégué de la CE à Tunis
  • Manfredo Fanti : Délégation Union européenne