Forum l’Economiste Maghrébin 2000

Mondialisation, fusions-acquisitions et stratégies des entreprises maghrébines

IDEES FORCES ET PROPOSITIONS MAJEURES

Avec la fin des tensions géopolitiques Est-Ouest, s’est accélérée, dans le monde au début des années 1990,  l’économie de marché pour consacrer la mondialisation  en tant que plateforme régissant les relations économiques internationales. Dès lors toute stratégie introvertie, voire toute stratégie nationale autocentrée, ne pouvait plus avoir d’avenir.

C’est dans cet esprit que se posait un nécessaire développement d’une pédagogie de la mondialisation et de recourir à un auditoire averti, afin d’apporter l’éclairage voulu sur les  limites du nouveau phénomène de société “les fusions et acquisitions” et leurs enjeux pour les entreprises maghrébines.

C’étaient là les thèmes centraux abordés dans le cadre du IIème Forum de l’Economiste Maghrébin.

Pour ce qui est de la mondialisation, l’entreprise devait nécessairement se départir de l’approche, jusqu’alors classique, visant à “penser localement et agir localement”, pour aller vers “penser localement et agir globalement”.  Avec, comme facteur déterminant et majeur de la compétitivité, la célérité dans le processus de décision et dans l’action. Cette célérité doit s’appliquer, tout particulièrement, dans l’attraction des investissements directs étrangers (IDE).

Il a été souligné lors du Forum, que l’une des caractéristiques essentielles de la mondialisation est liée aux flux des IDE qui, au sein des pays de l’OCDE, à la fin des années 90, se sont concrétisés pour plus de 60% par des fusions-acquisitions
Au sujet du flux des IDE, ont été indiquées les conditions préalables à réunir, au nombre de quatre : la stabilité politique (bonne gouvernance), la simplification au maximum des procédures administratives (transparence et non discrimination), une bonne promotion du site d’investissement et la disponibilité d’un marché attractif non forcément limité au national.

En termes de marché, et face aux défis de la mondialisation, autant des intervenants que des participants venant de divers horizons, ont fait part de leur grande déception suscitée par l’édification de l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la modicité des échanges. La Tunisie n’intervient que pour 5% dans les échanges intermaghrébins. Il s’est dégagé une unanimité pour avancer que la construction de l’édifice maghrébin demeure une œuvre stratégique, à même de permettre l’émergence d’une communauté ayant un réel poids économique. Cet édifice est capable de retenir l’intérêt des investisseurs, alors qu’il n’attire pour l’instant que 2% des investissements européens à l’extérieur.

En résumé, le Forum a certainement contribué à une meilleure compréhension du concept de la mondialisation et de ses retombées sur les entreprises maghrébines. Mais est-ce suffisant?

Galerie

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Intervenants

Tunisie

  • Mohamed El Béji Hamda : Gouverneur de la BCT
  • Taoufik Baccar : ministre des Finances
  • Chedly Ayari : président du Forum
  • Rachid Sfar : ancien Premier ministre
  • Faouzi Belkahia : PDG de la Banque de Tunisie et Président de l’APBT
  • Ali Debaya : PDG STB
  • Férid Ben Tanfous : PDG BNA
  • Ahmed Karm : DG Amen Bank
  • Abdelmajid Fraj : PDG BTKD – Banque tuniso-koweitienne de développement
  • Ahmed Mansour : partenaire Deloitte and Touch
  • Faouzi Elloumi : groupe Chakira

Algérie

  • Réda Hamiani : ancien ministre
  • Abderrahmen Hadj Nacer : ancien Gouverneur Banque d’Algérie

Maroc

  • Pr Nozha Sakli : universitaire

France

  • Pr Albert Marouani : université Sophia Antipolis
  • Pr Charles Albert Michalet : université Paris-Dauphine
  • Pr Laurent Batsh : université Paris-Dauphine
  • Pr Yves Guyon: Université Paris I
  • Jean Paul Betbeze : Crédit Lyonnais
  • Michel Gonod : investisseur

Canada

  • Serge Dubois : partenaire Deloitte and Touch