Et si on parlait d’économie circulaire pour une construction durable en Méditerranée

économie circulaire

Beaucoup d’entre nous s’interrogent s’il ne serait pas temps de changer de modèle de développement. Pourquoi une économie circulaire durable? Voilà qu’ un projet européen est mis en place. Et ce afin de promouvoir une construction durable en Méditerranée.

D’ailleurs, ce projet dénommé RE-MED « Application de l’innovation pour le développement de l’économie circulaire pour une construction durable  Méditerranée « , implique quatre pays dont  la Tunisie, le Liban, la France et l’Italie. Celui-ci  fait partie du programme européen de coopération transfrontalière avec les pays méditerranéens.

Sous le pilotage du Cerema, ce projet de 30 mois a pour objectif de transférer et
expérimenter les technologies permettant de transformer les déchets de construction et
de démolition en ressources pour la construction et l’entretien des routes.
Les partenaires du projet se sont retrouvés les 26 et 27 octobre 2020 en visioconférence pour le lancement du projet. Il y a beaucoup de questions à se poser: quel est son objectif? A quoi servira-t-il dans l’avenir?

Oumaya Marzouk, Coordinatrice du projet RE-MED, nous apporte un éclairage dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com : »RE-MED vise à soutenir le transfert  des technologies permettant de transformer les DC&D en ressources pour la construction et l’entretien des routes en adaptant son savoir-faire technique et technologique à l’environnement socio-économique ».

La construction de routes de 20% du total

Elle souligne que cet apport de valorisation permet de favoriser une évolution réglementaire établissant l’utilisation de  déchets de construction et de démolition (DC&D) recyclés dans la construction de routes de 20% du total à court terme et 40% à long terme, ainsi que l’adoption de nouvelles normes liées au traitement des DC&D et leurs caractéristiques, telles que la nomenclature des déchets et les normes des essais.

Selon elle, la coopération permettra de promouvoir les techniques DC&D et les technologies innovantes dans les 4 pays partenaires et de produire des démonstrations et des outils jamais développés en Tunisie ou au Liban, ainsi que de créer des formations transfrontalières afin que les futurs professionnels du secteur puissent appliquer ces techniques.

Ce qui veut dire entre autres une valorisation économique des DC&D via l’ouverture d’un marché dans le secteur du BTP, écologiquement durable.

En somme, mettre un pied dans l’économie circulaire est déjà un pas dans le monde de demain. De ce fait, l’urgence d’aujourd’hui est de chercher un modèle de développement “circulaire”. Autrement dit, les matériaux sont recyclés et réemployés avec l’idée  en tête que  » rien ne se perd et tout se transforme ».

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