El Kamour : la coordination du sit-in tranchera aujourd’hui sur l’accord annoncé

El Kamour

« La coordination du sit-in d’El Kamour est en train de consulter les différentes parties. Et ce, pour évaluer l’accord approuvé lors des négociations entre la délégation gouvernementale et les représentants de la région de Tataouine ». C’est ce qu’a affirmé le coordinateur général du sit-in, Dhaou El-Ghoul.

Dans une déclaration au correspondant de la TAP dans la région, il a évoqué certaines lacunes non mentionnées dans l’accord. Et d’ajouter que « la coordination du sit-in d’El Kamour tiendra, mardi, une réunion élargie avec ses partenaires à l’issue de laquelle la décision finale concernant cet accord sera annoncée ».

En effet, cette réaction intervient suite à un communiqué publié, lundi, par le gouvernorat de Tataouine. Et ce, après avoir reçu une correspondance adressée par la présidence du gouvernement, à propos des négociations engagées durant une semaine pour la concrétisation de l’accord d’El Kamour, signé le 16 juin 2017.

Composé de cinq pages, le communiqué a annoncé le recrutement de 1000 personnes dans la société de l’Environnement, de Plantation et de Jardinage, dans un délai d’une semaine à compter de la date de reprise de la production.

Il s’agit, également, du paiement des salaires dus aux agents et cadres de la société, dans un délai d’un mois. Et ce à compter de la reprise de la production.

Compagnies pétrolières : priorité aux nouveaux contrats

Les différentes parties ont convenu aussi de l’approbation des augmentations salariales générales des agents et cadres, qui seront décaissées, à partir du mois d’octobre en cours. Et ce à condition que l’effet rétroactif des augmentations soit décaissé, à partir du mois de janvier 2021. Outre l’engagement du gouvernement à fournir les enveloppes nécessaires, dans les délais, pour couvrir les salaires.

Concernant la société du Sud des services, il a été convenu de régulariser les salaires et les primes des agents et cadres de la société. Et ce avant la fin du mois de novembre 2020. Il s’agit aussi de la nomination d’un directeur général par le Conseil d’administration de la société et la levée du capital de l’entreprise conformément à un plan d’affaires approuvé. Et ce, dans un délai qui ne dépasse pas les trois mois. A compter de la date de nomination du directeur général.

Selon la même source, les contrats avec les compagnies pétrolières devront être prolongés et signés. Tout en accordant la priorité aux nouveaux contrats. Et ce, pour une période de cinq ans, renouvelable.

Il s’agit, d’autre part, d’allouer un montant de 80 millions de dinars au fonds de développement et d’investissement. Cette somme sera décaissée dans le cadre du programme de la responsabilité sociétale et dont l’exécution est conditionnée par la continuité de la production.

S’agissant du quatrième point du communiqué, il évoque l’emploi dans les compagnies pétrolières et celles opérant au Sahara. Il s’agit d’un point qui n’a pas abouti à un accord.

Levée des sit-in

Le gouvernement propose 155 emplois permanents et 837 contrats de travail d’une durée déterminée. Ces contrats prennent fin à l’achèvement des projets. Et ce, sur trois ans, soit de 2020 à 2023.

Selon le même communiqué, les deux parties ont mis l’accent sur l’importance d’appuyer le tissu économique dans la région. Et ce à travers la création de sociétés à participation publique capables de créer de l’emploi dans plusieurs secteurs.

La société tuniso-italienne d’exploitation pétrolière s’engage à charger un bureau d’études spécialisé d’élaborer des études détaillées sur la création de ces entreprises. Il s’agit également de charger une commission présidée par l’inspecteur régional du travail, d’assurer le suivi du degré d’engagement des sociétés à respecter le code du travail. L’objectif étant de mettre un terme aux contrats de travail précaires.

Le gouvernement s’engage, pour sa part, à créer mille emplois à travers des projets financés par des crédits accordés par la BTS, la BFPME et les associations de microcrédits. Et ce en partenariat avec les programmes de Responsabilité sociétale.

Au final, le même document inclut l’engament du gouvernement de ne pas lancer des poursuites à l’encontre des personnes qui ont participé à des  manifestations pacifiques.

La délégation représentant la région de Tataouine s’engage à lever toutes les formes de sit-in d’El Kamour. Elle s’engage aussi à ne pas laisser les richesses nationales à la merci des manifestations ou des mouvements sociaux.

Avec TAP

 

 

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