Oxfam: La Tunisie et le Maroc doivent assumer la responsabilité de leurs propres systèmes de migration

Oxfam

Le rapport d’Oxfam soulève la question de la migration. D’ailleurs, un tel sujet  interpelle toujours. Cela fait des années que la politique migratoire perdure.

Le dernier rapport d’Oxfam a montré  que les politiques récentes de l’UE ont instauré des normes de protection médiocres dans les pays d’Afrique du Nord pour les demandeurs d’asile et renforcé la discrimination quotidienne des migrants. Ces politiques ignorent la protection des migrants, le respect des droits de l’homme et la preuve que le développement va de pair avec la mobilité humaine.

De ce fait, l’Oxfam  appelle l’Union européenne à inverser la tendance dans le cadre du nouveau pacte européen récemment annoncé sur la migration et l’asile, et la conception de ses instruments financiers dans les années à venir.

 Les politiques globales de l’UE ne servent pas à grand-chose

Le rapport a constaté que si des pays comme le Maroc et la Tunisie doivent assumer la responsabilité de leurs propres systèmes de migration et d’asile non réformés et dépassés. Alors que les politiques globales de l’UE ne font pas grand-chose pour inciter les réformes à ces politiques désuètes.  Ce qui veut dire, que d’après le rapport, les deux pays doivent revoir leur coopération pour protéger les droits des migrants.

Au lieu de cela, malgré certaines améliorations dans les pays, la coopération migratoire de l’UE avec l’Afrique du Nord est fondée sur un intérêt commun de sécurité accrue aux frontières, qui ne parvient pas à améliorer les droits de l’homme.

Oxfam appelle l’UE à être un partenaire pour la protection et la défense des droits de l’homme et du développement dans la région, sinon elle continuera sur la voie de politiques répressives qui ne feront que créer et consolider la xénophobie, le racisme et ignorer les libertés et droits fondamentaux. L’UE devra ainsi  également abandonner les plans visant à conditionner son soutien aux pays en développement à une coopération avec son programme d’externalisation.

«L’Europe et l’Afrique du Nord doivent changer fondamentalement leur manière de penser la migration et la protection. Il ne s’agit pas uniquement d’investissements, mais de changements fondamentaux et structurels dans la manière dont l’UE et les pays d’Afrique du Nord envisagent la migration et la protection », déclare pour sa part
Raphael Shilhav conseiller d’Oxfam pour la politique de migration.

Et de conclure: « Les politiques migratoires de l’UE ont longtemps ignoré les priorités des pays avec lesquels elle s’associe au nom de sa propre sécurité frontalière. Alors que l’impact mondial de la pandémie sur les personnes vulnérables commence à peine à se faire sentir, le moment est venu d’œuvrer pour un intérêt commun pour l’Europe, l’Afrique du Nord et les migrants grâce à une coopération axée sur la protection des personnes et le respect de leurs droits. »

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