Le Credif lance une campagne de sensibilisation sous le slogan « la violence digitale est un crime »

violence à l’égard des femmes

Le Credif lance en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population en Tunisie (#UNFPA) une campagne de sensibilisation sur la violence digitale à l’égard des femmes sous le slogan « la violence digitale est un crime #Même_ici_il_sera_poursuivi ».

Aujourd’hui, les projecteurs sont braqués sur la violence, sous toutes ses formes. Il s’agit d’un fléau qui touche tout le monde et plus que jamais les femmes en premier lieu.

Les femmes sont les premières cibles et victimes. D’ailleurs, elles sont nombreuses à avoir subi des violences de tous genres, rappelle depuis des années le Credif.

Cette lutte contre les violences dans la société est un combat que doivent mener toutes les femmes tunisiennes. D’ailleurs, il y a plusieurs types de violences, mais les plus répandues sont la violence psychologique et verbale.

Rappelons qu’il y a quelques mois de cela, le Credif a fait savoir que le nombre d’affaires liées à la pratique de la violence verbale contre les femmes atteint 3 620 cas. Et ce, contre 3370 cas de violence physique et 511 cas de violence sexuelle.

D’ailleurs, 55% des femmes prises en charge par ces structures sont victimes de violences psychologiques et physiques. Alors que 32% d’entre elles sont issues de violences économiques et sexuelles. Et elles sont nombreuses à l’avoir subie.

Par ailleurs, la violence peut être du type digital. Il s’avère que l’étude sur la violence digitale à l’égard des femmes dans les réseaux sociaux à l’instar de Facebook a montré que quatre sur cinq femmes sont victimes de violence digitale sur Facebook. Et que 95% d’entre elles n’ont pas porté plainte.

En somme, la question qui se pose est de savoir à quoi sert une loi contre la violence à l’égard des femmes qui ne s’applique pas. Un sujet qui fera sans doute l’objet de discussions dont on ignore encore sa mise en application, n’ayant toujours pas été prise en compte.

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