USA – Quelles sont les failles que Trump pourrait utiliser pour se maintenir au pouvoir?

TRUMP-

Depuis des mois, Donald Trump essaye de jeter le discrédit sur le scrutin du 3 novembre. Il assure qu’il ne cédera pas aussi facilement sa place à la Maison- Blanche. Alors que va t-il faire ?

TRUMP n’ aurait même pas besoin de recourir à aucun trucage. Vu que la Constitution  américaine,comme l’indiquent de nombreux spécialistes du droit américain, connaît quelques failles. Dont il pourrait tirer parti en toute légalité pour rester au pouvoir. En cas de défaite électorale ou de scores très serrés.

Lawrence Douglas, professeur de droit américain, observe avec inquiétude Trump exposer au grand jour les « failles du système ». ARTE fait le point dans ce documentaire.

Faille n°1:  le grand bazar des Grands Electeurs

Concernant les Grands Electeurs, le principe qui prévaut est celui du « The winner takes it all! « . Le gagnant remporte tous les Grands Electeurs de l’Etat en question. Ce sont les gouverneurs de chaque Etat qui transmettent au Congrès le nom et la couleur politique de leurs Grands Electeurs sur la base du résultat du vote populaire. Cependant, rien n’interdit au parlement d’un Etat donné de choisir un autre candidat que celui du résultat du vote populaire et donner un certificat de vote différent.

Avec ce scénario Trump pourrait récupérer des voix qui ne lui étaient pas destinés.

Faille n°2: le 12e Amendement

Si aucun candidat n’obtient la majorité du collège électoral, l’astuce serait alors de faire recours au 12e Amendement. Le nouveau président serait élu alors directement par la Chambre des Représentants. Avec ce système, la majorité irait aux républicains et Trump l’emporterait.  Mais ce n’est pas la Chambre des Représentants actuelle qui voterait dans ce cas mais celle élue en novembre et qui entrerait en fonctions que le 3 janvier 2021.

Faille n°3: un calendrier électoral dangereux

Aux Etats-Unis, 11 semaines s’écoulent entre l’élection présidentielle et l’investiture du nouveau président. Pendant ce laps de temps, Trump aurait encore les coudées franches pour exercer tous les pouvoirs. Il pourrait ainsi jeter le doute sur le vote par correspondance. D’après Lawrence Douglas, Trump pourrait être soutenu par le Ministère de la Justice dans ses attaques sur le vote par correspondance. Et retarder ainsi tout le processus électoral.

Faille n° 4: l’absence de garde-fous pour Trump

En principe, dans une démocratie les pouvoirs des uns sont contrebalancés par les pouvoirs des autres.  Lawrence Douglas révèle l’existence d’aucune procédure parlementaire aux Etats-Unis. Le régime est présidentiel et il n’existe pas de vote de défiance. Concernant la Cour suprême protectrice de la Constitution, elle a déjà pris dans le passé une décision partisane et peu argumentée dans l’élection présidentielle de 2008 opposant Georges w. Bush Junior et Al Gore.

Enfin, une plateforme ‘Protect the results’ a été mise en place pour s’assurer que si Trump perd,  il ne plonge pas le pays dans une crise constitutionnelle.

Le prochain scrutin qui s’annonce déjà hors du commun sonnera-t-il le glas de ce fragile édifice constitutionnel américain de 233 ans ? Attendons voir…

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