Coronavirus : l’Europe désorientée face à la virulence du virus

Source de la photo Atalayar

En dépit de ses gros moyens, en dépit de ses grosses ressources humaines et économiques, l’Europe semble dépassée par la virulence dont fait preuve la seconde vague du coronavirus. Les ravages occasionnés dans le Vieux continent en termes de contaminations, de morts et de conséquences économiques et sociales se rapprochent de ceux observés aux Etats-Unis, au Brésil et en Inde. Un casse-tête pour les autorités européennes qui s’échinent à limiter les dégâts.

Ainsi, le Président Emmanuel Macron a décidé que la France vivra dès le samedi 17 octobre et pendant quatre semaines sous couvre-feu sanitaire entre 21 heures et 6 heures du matin. Les régions concernées sont l’île de France (Paris et ses environs) et huit métropoles (Lille, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille et Montpellier).

Cette décision a été annoncée hier par le président français qui s’est adressé aux Français sur les chaines France 2 et TF1. Le couvre-feu ne concerne pas les personnes dont le travail exige des déplacements la nuit et pour qui un système de dérogations sera mis en place. Mais les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros.

Selon la presse française, le gouvernement aurait aimé un couvre-feu de six semaines, jusqu’au 1er décembre. Pour cela, une validation parlementaire est nécessaire.

La décision du président français est dictée par l’évolution inquiétante du nombre des infections et des morts causées par le virus. 33 000 morts depuis l’apparition de la pandémie, avec des pics de 84 décès, 20.000 infections et 200 entrées en réanimation en 24 heures.

Dès l’apparition de la deuxième vague d’infections, le président Macron et le Premier ministre Jean Castex ont exclu fermement tout recours à un nouveau confinement généralisé. Le couvre-feu dans les régions les plus touchées est l’un des moyens par lesquels les autorités françaises cherchent à éviter le confinement général dans le pays et ses conséquences économiques et sociales désastreuses. Car, comme l’a dit le Premier ministre Castex, « on ne meurt pas seulement du coronavirus, mais de pauvreté aussi. »

100.000 infections par jour

En Espagne et au Royaume-Uni la situation n’est guère meilleure. Avec 100.000 infections par jour, le continent européen avance à grands pas vers les taux de contamination et de décès qu’ont connus et que connaissent encore les Etats-Unis, le Brésil et l’Inde.

La situation est plus inquiétante encore en Europe centrale. Le nombresde morts dus au virus en République Tchèque entre les 7 et 13 octobre donnent un taux effarant de 2, 9 décès pour 100.000 habitants.

Face à la gravité de la situation, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est sortie de sa réserve, exhortant les gouvernements européens à « agir rapidement pour protéger les personnes vulnérables au virus et à ses effets économiques désastreux. »

Au 14 octobre, le nombre de personnes atteintes par le Coronavirus en Europe s’élève à 6 365 049. Les cinq pays déclarant le plus de cas sont la Russie (1 326 178), l’Espagne (896 086), la France (756 472), le Royaume-Uni (634 920) et l’Italie (365 467).

Face à la virulence du Coronavirus et à l’ampleur de ses ravages, tous les regards se tournent vers les laboratoires qui travaillent sans relâche pour trouver le vaccin libérateur. L’urgence dans laquelle travaillent ces laboratoires, l’appât du gain qui les anime, les pressions politiques dont ils font l’objet pour accélérer les recherches, autant de facteurs qui inquiètent les milieux scientifiques. Ceux-ci redoutent que, dans ces recherches, les effets secondaires des vaccins attendus ne bénéficient pas du sérieux et de l’importance qui leur sont dus en temps normal. D’autant que les effets secondaires de certains vaccins peuvent prendre des mois et même des années pour se manifester.

Pour ajouter à la confusion, on ne sait toujours rien des vaccins annoncés à grands renforts de publicité en Chine et en Russie où le président Poutine a même annoncé le 12 octobre la découverte d’« un second vaccin »…

 

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