La tragédie de Sbeitla et l’incapacité des gouvernements successifs!

Sbeitla

La mort tragique d’un citoyen à Sbeitla a soulevé un tollé auprès de l’opinion publique. Il y a de quoi se poser des questions. Par exemple, en quoi l’Etat a-t-il failli aujourd’hui, dix après le 14 janvier 2011? Elyes Kasri, ancien ambassadeur de Tunisie au Japon, en Allemagne et à Séoul, apporte son éclairage.

Selon lui, il faudrait plutôt poser le problème du sort des aides et prêts reçus par la Tunisie depuis 2011. Et de l’incapacité des gouvernements successifs depuis « la révolution de la liberté et de la dignité » à mettre en place un nouveau modèle de développement économique et social.
Et de poursuivre: « Ce modèle doit libérer véritablement les énergies créatrices et offre des opportunités réelles d’emploi aux jeunes tunisiens. Loin des métiers précaires ou en marge de la légalité, allant jusqu’au commerce parallèle et la contrebande. »
Autrement dit, ce qui s’est passé hier à Sbeitla, peut en effet se reproduire dans d’autres régions. Pour cause, un modèle de développement précaire qui en aucun cas ne défend les intérêts des Tunisiens.
Ce qui explique  entre autres, qu’il est urgent de se retrousser les manches et de faire face aux crises socio-économiques et sanitaires du pays.

 

D’ailleurs, pour un grand nombre d’experts, la priorité est la lutte contre le chômage. Sachant qu’elle risque de s’aggraver avec la Covid-19. Puisqu’on recense un grand nombre de suspension d’activités.

Le problème du chômage, mais aussi les inégalités du développement économique dans les régions. Cela dit, la grande question est de savoir jusqu’à quand l’inégalité sociale persistera. Aujourd’hui, tout le monde parle de solutions, mais rien ne se fait et rien ne se passe. Prenons l’exemple des réformes des entreprises publiques. Alors, par quel moyen peut-on y remédier? 

Tout en restant très prudent, il est important de trouver une solution au plus vite. Avant qu’il ne soit trop tard face à une inflation en hausse. Avec une dette extérieure ahurissante et un taux de chômage épouvantable qui risquent de s’aggraver. 

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