Les journalistes tirent la sonnette d’alarme à propos du projet d’amendement du décret 116

manifestants

Quand la liberté de la presse est menacée, il y a de quoi s’inquiéter. La proposition du projet de loi 34/2020 relatif à l’amendement du décret 116 en est la preuve vivante. Aujourd’hui, cette menace est bien réelle. 

Selon un communiqué du  SNJT, cette décision intervient à l’heure où l’on s’attendait  le moins. De ce fait, le SNJT estime que les  amendements en question s’opposent à l’esprit de la Constitution. Tout comme ils s’opposent entre autres aux engagements de l’Etat  en matière de protection de la liberté d’expression et de la  presse.

Ce qui explique la position du Syndicat du rejet de cette initiative.  Car d’après le président du SNJT, Mahdi Jlassi, une telle démarche “provoquerait l’anarchie totale dans le secteur des médias et de l’information. Mais plus encore, elle ouvrirait ainsi la porte à l’argent sale. Ce qui entraînera un paysage médiatique instable. D’ailleurs, cette initiative portera aussi atteinte aux principes de concurrence loyale, de la transparence et de la démocratie”. 

Qu’en pensent les journalistes? 

Pour sa part, Bassel Torjeman, journaliste estime dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com que cet amendement est une menace à la liberté de la presse. Il précise dans ce contexte: “Mais le plus dangereux dans tout cela est le fait qu’il légifère la corruption. Le décret proposé par la coalition a pour objectif de défendre les intérêts du directeur de Nessma, Nabil Karoui. Pour rappel, Nessma est une chaîne hors la loi. Mais plus encore cela entre dans le cadre d’une alliance entre Qalb Tounes et la coalition Al Karama. Or si cet amendement passe, cela sera une allégeance à la corruption.” 

Rappelons que le SNJT a fait appel au président de la République de ne pas signer cet amendement si celui-ci sera voté à l’ARP. 

De son côté, Maher Sghaier, journaliste, souligne dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com: “Cet amendement est dangereux dans le secteur audiovisuel. Si un tel amendement voyait le jour, ce serait encore plus grave. Car  toute personne pourrait ainsi créer une chaîne radio ou télé sans autorisation. Ce qui laisse entendre  l’impact des messages véhiculés. A titre d’exemple, l’incitation à la haine.  Espérons que cet amendement ne passera pas”.

 

Rappelons que pour montrer leur refus, un slogan est mis en place via les réseaux sociaux #député du Parlement et non député d’une chaîne de TV. En somme la liberté de la presse est une ligne rouge. Et pour finir comme disait Thomas Jefferson,  3 ème président des Etats Unis (1787) : “ S’il me fallait choisir entre un gouvernement sans journaux, ou journaux sans gouvernement, j’opterais pour la seconde proposition”.

D’où l’importance de l’information, être en mesure de creuser le sujet aussi bien sur le fond que dans la forme.

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