Sur 110 lits de réanimation réservés aux patients COVID+ 87 sont occupés

lits de réanimation

« Au 1er septembre en cours, nous avions 95 lits de réanimation réservés aux patients COVID+. Aujourd’hui nous en avons 110 dont 87 sont occupés ». C’est ce qu’a souligné mercredi Faycel Ben Salah, directeur général de la santé au ministère de la Santé.

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, le responsable a signalé que l’objectif était d’atteindre 115 lits de réanimation au 30 septembre, 150 lits au 15 octobre prochain et 250 ou 300 lits au 30 novembre prochain. Ce qui représenterait environ 40% de la capacité totale estimée à 700 lits de réanimation (450 dans le secteur public et 250 dans le secteur privé).

Le responsable a ajouté que, pour le moment, le confinement local serait une solution pour freiner la propagation du coronavirus.

« On aura recours au confinement régional si la situation l’exige mais on espère ne pas être contraints de décréter le reconfinement total », a-t-il signalé.

Ben Salah a indiqué que le gouvernement est en train de prendre des décisions difficiles pour pouvoir à la fois lutter contre la propagation du virus et maintenir le système de production en marche d’où l’importance de porter le masque et d’adopter les gestes barrières par tous.

« Nous souhaitons que 70% des Tunisiens portent leur masque pour se protéger et protéger les autres », s’est-il exprimé.

Dans ce contexte, Nissaf Ben Alaya, porte-parole du ministère de la santé et directrice générale de l’observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, a reconnu qu’il y a une légère amélioration au niveau du port du masque recommandant toutefois l’application rigoureuse et stricte de tous les gestes barrières (distanciation sociale, port du masque et hygiène des mains) et des protocoles sanitaires.

Ben Alaya a indiqué que pour lutter contre l’expansion rapide du coronavirus essentiellement dans les régions classées hot spots dont la liste est actualisée quotidiennement, le gouvernement a pris une série de mesures en coordination avec les gouverneurs pour veiller à l’application stricte des protocoles sanitaires.

« Il est aujourd’hui indispensable de porter le masque et d’éviter les espaces clos et encombrés », a-t-elle prévenu indiquant que le non-respect des protocoles sanitaires pourrait mener le pays vers une situation incontrôlable et ingérable notamment en l’absence d’un vaccin contre le coronavirus.

Ben Alaya a appelé les organes de contrôle à veiller à l’application du protocole sanitaire soulignant toutefois qu’il s’agit d’une responsabilité commune.

Pour sa part, Héchmi Louzir, directeur général de l’Institut Pasteur, a expliqué que le port du masque est fondamental puisqu’il réduit la charge virale qui a des conséquences sur le développement de l’infection.

« Au-delà de la protection, le port du masque rend l’infection asymptomatique et évite les complications », a-t-il dit.

Il a, par ailleurs, signalé que l’Institut Pasteur de Lille a récemment trouvé un médicament pour la COVID-19 qui est actuellement en phase d’essais cliniques.

« Plusieurs vaccins sont aussi à la troisième phase (étude de l’efficacité et des bénéfices) », a-t-il ajouté.

Le ministère de la santé avait annoncé mardi dans son bulletin quotidien que 4707 tests, réalisés les 27 et 28 septembre 2020, ont révélé la contamination de 1291 personnes par le coronavirus (27,4%). Ce qui porte le bilan à 17404 cas confirmés (7,6% du total des tests effectués depuis le mois de février dernier (229740)).

Selon la même source, 32 décès supplémentaires ont été également enregistrés portant le bilan à 246 morts du coronavirus.

Par ailleurs, 331 malades atteints de la COVID-19 sont actuellement hospitalisés dont 87 sont admis en soins intensifs et 42 placés sous respirateurs artificiels.

Avec TAP

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