57% des victimes de la traite des personnes en Tunisie sont des femmes

Le pourcentage des victimes de la traite des personnes en Tunisie est alarmant. Car au cours de l’année 2019, le pourcentage s’est élevé à environ 57% du nombre total des victimes: soit 780 cas. Alors que la proportion d’enfants victimes de ce crime est estimée à 47%, soit 612 cas. Telle est l’annonce de la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Séniors, au gouvernement de gestion des affaires courantes, Asma Sehiri Laabidi.

Les principales victimes de traite des personnes sont principalement des femmes et des jeunes filles ainsi que des enfants.

De son côté, Asma Shiri a affirmé que la lutte contre la traite des personnes demeure une responsabilité sociétale. Ce qui requiert un travail collégial entre les partis politiques, les associations, les médias et les instances nationales. Et cela intervient selon une approche respectueuse des droits de l’Homme. Et ce dans l’objectif de prévenir ce fléau qui touche les groupes vulnérables.

En outre, elle a expliqué que le Ministère œuvre à soutenir les efforts considérables déployés par l’INLTP. Et ce à travers une série de mesures. A savoir le renforcement du système international de protection contre la traite des personnes, la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, entrée en vigueur en 2010.

Le Code de l’Enfant, une priorité !

Mener un travail de sensibilisation par rapport aux services fournis aux enfants victimes et de développer le système national pour la protection de cette catégorie, en particulier, à travers « le Code de l’Enfant ».

Sehiri a souligné, à cet effet, que le ministère de la Femme se penche sur le parachèvement de ce Code, avant de le soumettre au Conseil des ministres, notant que le travail est actuellement axé sur l’élaboration d’une stratégie globale en matière de l’enfance en Tunisie qui serait capable d’assimiler tous les aspects préventifs et protecteurs de cette catégorie.

Parmi les priorités du ministère de la Femme, poursuit Sehiri, figure également la promotion de la famille et l’encadrement des catégories précaires. Et ce, à travers la sensibilisation et la mise en place d’un cadre juridique. Et ce, au profit des travailleuses domestiques, qui sera bientôt porté à l’attention du gouvernement.

Avec TAP

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