Face au coronavirus, la BERD réalise des investissements records au premier semestre

BERD COVID-19

Plus de 5 milliards d’euros pour financer la réponse à la Covid-19 et la reprise. Les investissements de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont bondi au premier semestre 2020, atteignant un niveau record.

La BERD a en effet répondu avec rapidité aux besoins des économies émergentes aux prises avec les conséquences de la crise du coronavirus.

Le montant des financements a dépassé les 5milliards d’euros au cours des six premiers mois de l’année, à comparer aux 3,7 milliards accordés sur la même période en 2019 et au record précédent, 3,9 milliards d’euros au premier semestre2016. Cette progression des financements s’est accompagnée d’un soutien renforcé de la Banque en matière de dialogue sur les politiques publiques à mener.

Les investissements de la BERD visent à promouvoir le développement d’un secteur privé durable et inclusif dans 38 économies émergentes, depuis l’Estonie jusqu’à l’Égypte, en passant par le Maroc et la Mongolie.

L’impact économique de la Covid-19 sur les régions d’opérations de la BERD est sévère et, lors de son dernier point prévisionnel, en mai dernier, la Banque mettait en garde contre une « incertitude sans précédent ».

La BERD a dévoilé en mars son Fonds de solidarité contre le coronavirus, consistant en une série de mesures adoptées pour répondre aux besoins immédiats des régions, tout en préparant le terrain pour une reprise vigoureuse une fois la pandémie terminée.

Ce Fonds de solidarité propose notamment un cadre permettant aux clients actuels de la Banque d’obtenir en urgence des liquidités et des fonds de roulement.
La demande de financement d’urgence est forte et ce nouveau mécanisme a représenté pour le seul mois de juin plus d’un milliard d’euros d’investissement de la BERD.

La BERD a annoncé en avril qu’elle allait consacrer toute son énergie à la lutte contre la pandémie de Covid19 et qu’elle avait l’intention d’investir quelque 21 milliards d’euros d’ici la fin de l’année 2021.

Depuis l’apparition du virus, le rythme des décaissements est nettement supérieur à celui de 2019.
Les donateurs se mobilisent pour soutenir le Fonds de solidarité de la Banque, leurs contributions atteignant elles aussi un niveau record pour un premier semestre et apportant les dons et les cofinancements à des conditions favorables dont les pays ont cruellement besoin.

La Covid-19 affecte sévèrement les flux commerciaux et l’accès au financement des échanges. La BERD a par conséquent augmenté son soutien au commerce dans le cadre de son Programme d’aide aux échanges commerciaux.

Au cours du premier semestre 2020, la Banque a financé plus d’un millier d’accords commerciaux, pour un montant global record de 1,9 milliard d’euros. Elle a relevé de 50 % sa limite de risque globale au titre de ce programme, en la faisant passer à 3 milliards d’euros.

La BERD ne se contente pas d’agir à chaud pour lutter contre la crise du coronavirus. Elle s’efforce également de faire en sorte que la reprise après la pandémie soit résiliente, durable et en accord avec les objectifs climatiques mondiaux, dans le respect des engagements pris en faveur d’une économie faiblement carbonée.

La BERD a présenté en juillet des propositions ambitieuses destinées à faire d’elle une banque majoritairement « verte » d’ici 2025.

Dans le cadre du premier projet réalisé au titre du Fonds de solidarité, Bank of Africa – BMCE Group du Maroc a bénéficié d’un montant de 145 millions d’euros destiné à apporter un soutien commercial et des facilités de financement aux entreprises ayant enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires et de leur rentabilité.

Parallèlement à ses investissements financiers, la BERD se consacre au dialogue sur les politiques à mener, afin d’aider les économies de ses régions d’opérations à faire face aux conséquences de la pandémie.

Cette action s’est notamment traduite par des progrès encourageants dans le secteur des énergies renouvelables du Kazakhstan. De même, les modifications apportées à la législation égyptienne relative aux titres, soutenues par la Banque, devraient permettre d’attirer davantage d’investisseurs internationaux.

Source: BERD

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