La contestation, ce bien précieux

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Place de Bardo le 14 juin

Et de un, et de deux. On ne peut pas dire que les deux rassemblements du 1er et du 14 juin au Bardo, appelant à la dissolution pure et simple du Parlement, ont eu l’effet escompté, tant la cause était d’avance entendue.

Il faut dire qu’au ministère de l’Intérieur, on a tout prévu pour que ça se termine en queue de poisson, canicule aidant… Se loger, scolariser ses enfants, nourrir sa famille, couvrir des dépenses médicales de plus en plus fréquentes, et penser aux vieux jours quand c’est possible. Les Tunisiens, comme du reste tous les peuples de la planète, n’ont que ça en tête.

Mais voilà qu’en plus, on leur dit que les jours difficiles qui auraient dû en principe être derrière eux, sont désormais devant. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’on leur demande de se déterminer et de se définir, au risque d’être répertoriés et catalogués ennemis de la nation, comme au bon vieux temps !  Donner des gages de patriotisme en se montrant moins revendicatifs, comme avant…

Quand les impératifs changent de camp, ils ne sont plus les mêmes, quand les coups de tonnerre se suivent, mais ne se ressemblent pas, et que tout devient matière à géométrie variable.

Je crois que les Tunisiens méritent beaucoup mieux que ce qu’il leur arrive… Saison touristique terminée avant même d’avoir commencé.

Le reste, simple effet d’annonce, même si on nous dit que le protocole sanitaire pour remettre en marche la machine touristique est près de fonctionner.

« Je crois que les Tunisiens méritent beaucoup mieux que ce qu’il leur arrive… »

De qui se moque-t-on, alors que tout indique que la deuxième vague coronavirus s’apprête à fondre sur nous ? Inventer un nouveau modèle de tourisme ? Depuis le temps qu’on en parle !

Et puis, à dire vrai et pour être franc, j’aurais préféré voir René Trabelsi poursuivre l’excellent travail qu’il a commencé.

Bien sûr, je n’ai rien contre son successeur l’alternativiste Mohamed Ali Toumi. Mais l’enfant de Djerba est tellement plus chaleureux, plus communicatif. Il a largement prouvé qu’il avait encore de la marge. La politique politicienne a voulu que les choses se passent autrement. Dommage…

Pollution visuelle et pollution sonore, il n’y a pas que la pollution atmosphérique qui a repris ses droits avec le déconfinement. Quant aux graves implications, tout le monde s’en fout. Mais depuis quand, a-t-on pris dans ce pays les choses au sérieux ?

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