La guerre civile, cet épouvantail

guerre civile
Mustapha Ben Jaafar

Quand entre colère rouge et fièvre enragée, les Tunisiens n’ont plus guère le choix. Quand tout espoir semble perdu…. un naufrage de plus, alors que les salauds et les crapules en tout genre qui ont investi tous les espaces pour nous empoisonner la vie, n’en finissent pas de s’étriper en gangrenant ce pays et en empoisonnant la vie de ses habitants.

Quand les pauvres sont abandonnés à leur triste sort. Comment ne pas s’émouvoir ? Dans la nuit du 6 au 7 juin, des harraga en mal de vivre trouvent la mort au large de Kerkenah. 61 victimes de plus dans une liste déjà longue, dont un bébé. Tragique.

Des évadés, il y en aura toujours… Et voilà qu’on nous annonce que le dialogue national, cet obscure objet du désir, est de retour. Potion magique dans un pays qui a essayé tous les breuvages, en vain.

On a même été récompensés pour avoir fumé le calumet de la paix. Il y a quartet et quartet. Depuis, qu’a-t-on fait ? Les boutonneux de la politique, ont-ils pour autant baissé les armes ? On a plutôt baissé les bras et la garde, laissant le soin aux appendices de la politique de faire le sale boulot.

Il y a les gesticulations, et la vérité qui, elle, ne ment pas. Comme il y a l’envers et l’endroit. Il reste que dans le marigot politique né d’une révolution sortie de la route, il y a encore de la place pour un patriotisme tel qu’incarné par Abir Moussi. On aura beau tout dire sur son compte, mais je reste intimement convaincu qu’elle reste la meilleure alternative quoi qu’on dise à son propos.

Et ce n’est sans doute pas quelqu’un comme Mustapha Ben Jaafar qui va me faire changer d’avis. Après le coup d’Etat facebookien qui n’a pas eu lieu, voilà que l’ancien président de la Constituante revient à la charge pour nous prévenir d’une guerre civile.

Décidément très inspiré le leader d’Ettakatol ! Il est vrai que le ras-le-bol général, notre docteur connaît pas… Quand les chemins de la corruption mènent à Alicante…délirium, délirium. Cela pourrait bien se terminer par un emporté par la foule…

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