Maher Belhadj: les chiffres de M. Fakhfakh reflètent la situation du pays

Maher Belhadj

L’expert en économie et en finance, Maher Belhadj, est revenu, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, sur le discours d’Elyes Fakhfakh à l’ARP.

En effet, Maher Belhadj a affirmé qu’il a cru que M. Fakhfakh allait mettre l’accent sur le bilan des 100 jours de son gouvernement. Ainsi que sur les indicateurs économiques et financiers du pays. Mais, malheureusement, 40% de son discours s’est focalisé sur l’affaire de conflit d’intérêts.

D’ailleurs, son manque d’expérience l’a poussé à ne pas convaincre les députés. Il a, selon ses dires, très mal géré la situation et a donné l’occasion aux médiocres de lui faire pression.

Revenant sur les chiffres présentés par le chef du Gouvernement, il a souligné que ces chiffres reflètent la situation du pays.

En fait, M. Belhadj a estimé que le point positif dans le travail du gouvernement Fakhfakh c’est qu’il a opté pour la digitalisation, la Fintech et le decashing. « Dans ce sens, la Tunisie a beaucoup de compétences en la matière, avec lesquelles on peut faire un saut qualitatif. Notamment pour arrêter l’hémorragie des quatre ennemis de la Tunisie. A savoir le terrorisme, la corruption, l’évasion fiscale et l’économie parallèle ».

En outre, notre interlocuteur a proposé comme solution, pour accélérer la production et la productivité et limiter le coût d’investissement, que la BCT baisse son taux d’intérêt directeur et les charges financières. Ainsi qu’elle augmente la valeur de refinancement bancaire.

Il a également proposé comme solution à l’augmentation de la recette fiscale,  la baisse de la pression fiscale et l’élargissement de l’assiette fiscale, et en adoptant également la digitalisation et le decashing à très court terme.

Au final, il a recommandé de changer la totalité de la masse fiduciaire. Et ce, sous trois conditions qui sont déterminantes et indispensables :

  • Dans une période très courte;
  • A travers un compte bancaire ou postal. Et ce, pour augmenter le taux de bancarisation des Tunisiens et pour assurer la traçabilité des fonds;
  • Limiter les retraits en cash auprès des banques à 500 dinars par jour. Et ce, afin de pousser les Tunisiens à utiliser les moyens de paiement modernes du 21ème siècle. Tels que les cartes bancaires, le virement, le chèque certifié, etc.

Dans le même sillage, l’Etat doit, selon ses propos, opter pour la valorisation des biens. Sachant que notre richesse est déjà sous-évaluée depuis l’indépendance.

 

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