Abir Moussi: « Les plénières constituent une réaction à la mauvaise gestion »

Abir Moussi

Abir Moussi, présidente du parti destourien libre, a récusé, vendredi, les accusations portées contre son bloc parlementaire de chercher sciemment à paralyser l’action du Parlement.

Selon Abir Moussi, les tensions observées lors des séances plénières constituent une réaction à la mauvaise gestion des travaux et au parti. Ce qui reflète le non-respect de la loi et une tentative d’abaisser l’institution parlementaire.

Elle a, dans ce sens, estimé que « le report de l’examen ou l’annulation de plusieurs projets est motivé par des calculs politiques. Ce qui sert entre autres les agendas des organisations qui dominent le paysage politique ».

Par ailleurs, Abir Moussi avait souligné lors d’un point de presse que le bloc PDL est présent aux travaux des plénières à hauteur de 95%. Tout comme il soutient tout projet de loi servant l’intérêt du pays, et ce, quelle que soit la partie initiatrice.

Elle a également accusé le bureau du parlement de dictature dans la prise de décisions, dénonçant l’exclusion du groupe PDL d’une représentation au parlement africain.

Mais, selon elle, priver le groupe PDL de la présidence de la Commission des finances, un poste qui revient à l’opposition, est, incontestablement, la plus grande injustice commise contre le parti. De plus, son exclusion également du poste de rapporteur de la commission des droits et libertés ou encore de la vice-présidence de la même commission.

Par ailleurs, la présidente du PDL affirme avoir déposé plusieurs plaintes dans ce sens au Tribunal Administratif.

En outre, elle a fait remarquer que le bureau de l’ARP accélère l’examen de certains projets de loi non urgents et présente des propositions lors de ses réunions sans les soumettre au vote.

Sur le travail des commissions, Abir Moussi a mis l’accent sur « la mauvaise organisation » dans l’exploitation des espaces et salles qui abritent les travaux. Ainsi qu’au niveau du calendrier des activités des commissions qui, coïncident, parfois, avec les séances plénières.

Le taux de présence du PDL est de 71%

Abir Moussi a tenu à préciser, dans la foulée, que le taux de présence de son parti aux travaux des commissions est de 71%.

Concernant la gestion administrative et financière de l’ARP, Moussi estime que l’indépendance financière du parlement n’a pas encore été activée.

En outre, elle a indiqué dans ce sens que le bureau du parlement s’est réuni d’urgence jeudi pour l’adoption du budget de l’Assemblée. Sans même le soumettre au débat au niveau de la conférence des présidents des groupes parlementaires.

Sur un autre plan, la présidente du PDL a dénoncé les avantages accordés au chef de cabinet du président du parlement Habib Khedher à titre d’émoluments réservés aux dirigeants du mouvement Ennahdha.

Moussi a aussi pointé l’absence de caméras de surveillance dans les couloirs du parlement qui, a-t-elle regretté, reste facile d’accès. Rappelant à cet égard les menaces dont elle fait l’objet.

En conclusion, la présidente du PDL a dénoncé l’ingérence d' »organisations étrangères » dans les travaux du parlement à travers leur présence aux plénières et aux travaux des commissions, la rédaction de rapports et la participation aux discussions sur les projets de loi soumis. Ce qui constitue, selon Abir Moussi, une atteinte à la souveraineté nationale.

Avec TAP

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