Prochaine visite de Kaïs Saïed à Paris, le dossier libyen au menu !

conflit libyen

La visite officielle du Président de la République, Kaïs Saïed, à Paris est tant attendue. Il s’agit de sa première sortie officielle à l’international après l’Algérie.

Elyes Kasri, ancien ambassadeur de Tunisie à Séoul, revient sur cette visite. Il déclare : « Un débat s’est instauré sur les priorités de la visite du Président Kaïs Saïed à Paris. A l’invitation apparemment urgente et insistante du Président français Emmanuel Macron. »
Selon lui, « Au-delà du soutien français à la Tunisie et de la panoplie traditionnelle d’accords de coopération. Il semblerait que le thème principal de la visite sera le dossier libyen. » Des deux rives de la Méditerranée, le temps est venu de mettre les pendules à l’heure. Au sujet de ce dossier.

Ingérence de la Turquie

Et de poursuivre: « Après s’être préoccupée de la pandémie du Covid-19. La France semble avoir été prise de court par l’intervention militaire musclée de la Turquie en Libye. Et les frictions entre les bâtiments de guerre français et turcs en Méditerranée. Amenant les autorités françaises à reprocher à la marine de guerre turque un comportement agressif. Considéré inacceptable de la part d’un allié au sein de l’OTAN. Le gouvernement français a fini par adopter une position tranchée sur l’intervention militaire turque en Libye. Et semblerait soucieux de connaître la position officielle tunisienne vis-à-vis de la Turquie et de ses ambitions dans la région.
Et d’ajouter: « Le Président Kaïs Saïed aura à clarifier la position de l’Etat tunisien sur l’évolution de la situation militaire et politique en Libye. Au-delà des interférences et discours tonitruants du président du parlement tunisien. Et des ramifications tunisiennes de la nébuleuse islamo-ottomane ».

La Tunisie appelée à prendre une position claire

Et de conclure: « L’heure est à la clarté concernant le dossier libyen. Le moment est venu pour la Tunisie de parler d’une seule voix. Avec la clarté requise contre les manoeuvres militaires turques en Libye. Mais également de mettre un terme aux atteintes de la nébuleuse internationale des Frères musulmans et de ses agents et alliés en Tunisie à la stabilité de la région. La Tunisie se doit de revenir clairement et sans ambiguïté aux fondamentaux de sa politique étrangère. Notamment la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays tiers. Et la recherche de solutions pacifiques aux différends internationaux. Conformément à la légalité internationale et aux résolutions des organisations régionales comme la Ligue des Etats Arabes ou l’Union Africaine. Ou encore l’Organisation des Nations unies ».

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