Affaire Alicante : aucune personnalité politique tunisienne n’est impliquée

affaire Alicante

Il s’avère que jusqu’à présent, aucune personnalité politique ancienne ou actuelle n’est directement impliquée dans la fameuse affaire Alicante. Et ce, dans l’attente du complément d’investigations, en collaboration avec les autorités espagnoles. Ainsi, les listes qui circulent sur les réseaux sociaux ne sont que des fake news. Elles ne servent qu’à des règlements de compte et de basses manœuvres politiques.

En effet, 43 personnes seraient soupçonnés d’avoir acquis d’une manière douteuse des appartements de haut standing. Ce sont des  hommes d’affaires, médecins, pharmaciens, architectes, transitaires et avocats. Ces appartements se situent dans la zone huppée de la Costa Blanca dans la province d’Alicante, au sud-est de l’Espagne.

A savoir que, dans un communiqué rendu public, jeudi 11 juin 2020, la Douane tunisienne annonçait avoir présenté au Pôle judiciaire économique et financier les résultats des enquêtes menées dans l’affaire Alicante. Elle est plus connue sous le nom des « biens immobiliers d’Alicante en Espagne ».

Violations douanières

En effet, la douane a effectué des descentes et perquisitions dans les locaux des personnes physiques et morales suspectes. Suite à quoi, elle a saisi des documents prouvant de nombreuses violations douanières de change. Avec notamment l’ouverture de comptes bancaires à l’étranger sans l’autorisation de la BCT. De même que la  falsification de documents, règlements illicites de transactions à l’étranger et propriétés non déclarées à l’étranger.

Confiscation de 25.7 millions de dinars

En outre, la douane saisissait 26 appartements situés à Alicante. Ainsi que des montants d’une valeur de 11 millions de dinars répartis sur 30 comptes bancaires. Et des participations dans le capital d’entreprises étrangères. Ainsi que 12 millions de dinars en devises utilisées pour payer 12 500 tonnes de sucre, d’une manière illégale.

La valeur totale des biens et des montants confisqués est de 25,7 millions de dinars. Ce qui représente une évasion douanière de 52,6 millions de dinars.

Pour rappel, et comme nous l’avions indiqué hier sur nos pages, quatre personnes sont actuellement en garde à vue; 28 sont en liberté. Et l’enquête se poursuit avec les onze autres, pour des soupçons liés à: des crimes douaniers; de blanchiment d’argent; et d’acquisition illégale de biens immobiliers à l’étranger.

Réactions indignées

Par ailleurs, l’ancien chef du gouvernement et président du parti Tahya Tounes, Youssef Chahed, a démenti catégoriquement son implication dans cette fameuse affaire d’Alicante. Ajoutant que « les informations véhiculées par certaines parties selon lesquelles j’aurais été entendu par le juge d’instruction n’ont aucun fondement ». C’est ce qu’il affirme dans un post publié, hier jeudi, sur sa page officielle FB.

Même réaction de la part du député de Tahya Tounrs, Mehdi Ben Gharbia. Il est accusé par un site douteux d’avoir acheté une villa en Espagne pour la transformer en mosquée. « J’appelle les médias à consulter la liste des personnes impliquées dans cette affaire », a-t-il réagi sur sa page FB.

Idem pour la militante des droits de l’Homme et ancienne porte-parole de la Présidence de la République, Saïda Garrach. Car son nom a été cité par certains médias au sujet de la même affaire. « Cela fait vraiment mal au cœur d’avoir sacrifié nos plus belles années pour la liberté d’expression. Et ce, afin que les gens ne soient pas poursuivis en justice à cause de leurs opinions ou convictions. Et qu’aujourd’hui, certains imbéciles se permettent d’utiliser cette même liberté contre nous. En optant pour la diffamation et le dénigrement », s’est-elle indignée.

Disons pour conclure que, à titre d’exemple, ceux qui connaissent Mme Garrach de près savent qu’elle ne possède même pas de voiture, se déplaçant en taxi! Que dire de plus?

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