La suspension des recrutements attise encore la colère des chômeurs

chômeurs - l'économiste maghrébin
Manifestation contre le chômage à la ville de Sejnane ( gouvernorat de Bizerte) Source : Facebook

La suspension des recrutements dans la fonction publique continue d’attiser la colère des chômeurs en Tunisie. Une décision qui vient se greffer sur leur situation sociale précaire.

Rappel des faits. Dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances 2021, la Présidence du gouvernement a publié la circulaire gouvernementale N°16/2020 portant sur la préparation du projet de loi de finances 2021. Les mesures prévues dans cette circulaire ne sont pas du goût des chômeurs et de leur organisation la plus représentative; à savoir, l’Union des diplômés chômeurs (UDC). Car la suspension des recrutements est au centre de la circulaire.

En effet, la circulaire prévoit, entre autres mesures:

  • La suspension des recrutements à l’exception dans les secteurs prioritaires et en cas de force majeure;
  • Le report des programmes de formation en vue de recrutement;
  • Ne signer aucun accord ayant un impact financier avant de consulter le ministère des Finances et la Présidence du gouvernement;
  • Ne pas remplacer les postes vacants.

C’est donc pour cette raison que les adhérents à l’Union des diplômés chômeurs (UDC) protesteront demain, 9 juin, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). En effet, l’organisation exige la réalisation de trois revendications. En premier lieu, l’annulation de la suspension des recrutements dans la fonction publique. Ensuite, l’examen et l’adoption de l’initiative législative sur l’emploi avant la fin du mois de juin. Enfin, l’annulation des poursuites judiciaires contre les activistes et les meneurs de manifestation contre le chômage.

Pour rappel, la circulaire de la présidence du gouvernement a suscité l’indignation de l’UGTT. En effet, la centrale syndicale considère que cette décision impactera négativement la qualité du service public en Tunisie. Par ailleurs, le ministre de l’Education, Mohamed Hamdi, avait espéré que cette décision ne s’appliquerait au secteur de l’éducation.

 

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