L’IACE recommande de créer une société de titrisation des créances

IACE dette Tunisie

L’IACE recommande à l’Etat de mettre en place une société de titrisation des créances. Et ce, en attendant l’instauration de l’agence tunisienne de la dette. Afin de parvenir à financer les crédits cumulés de certaines sociétés publiques. Notamment la CNSS et la CNRPS.

L’IACE a publié un « Plan de relance post-déconfinement ». Il en ressort que « si les réformes prévues ne sont pas engagées, les caisses sociales auront besoin de 2 milliards de dinars supplémentaires en 2020. Ainsi que de 2,4 milliards de dinars en 2021 pour payer les pensions de retraite ».

Et de préciser que cette enveloppe « permettra de relancer le secteur privé tunisien et renforcer sa résilience ».

La même source a indiqué que les titres émis par la société de titrisation des créances, seront rachetés par les banques et refinancés par la BCT. Et ce, avec un encours de 5 milliards de dinars par an. Avec un taux fixe de 5% y compris la commission bancaire et garanti par le nantissement de 50% du bénéfice de la BCT sur 20 ans.

A noter que la titrisation est une technique financière. Elle consiste à transférer des actifs à des investisseurs. Tels que des créances commerciales ou des prêts en cours. Ces titres donnent droit aux investisseurs de recevoir les paiements. Notamment lors du règlement des factures ou du versement des mensualités pour les prêts. Les porteurs de titres recouvreront leur investissement. Et ce, sous forme de remboursement de principal et d’intérêts.

La dette intérieure est passée de 10 milliards de dinars en 2010 à 23,4 milliards de dinars en 2019.

En outre, l’IACE a souligné que la non-soutenabilité de la dette intérieure en Tunisie peut soulever des inquiétudes. Essentiellement quant à l’impact de cette dette sur les investissements du  secteur privé. Et par conséquent sur la croissance économique du pays.

Il a appelé, de même, à recourir à de nouveaux instruments. Pour éviter les emprunts intérieurs. Tout en estimant que « le gouvernement devient lourdement endetté sur le marché intérieur. Surtout auprès du secteur privé, la dette intérieure n’a cessé d’augmenter depuis l’année 2010. Passant de 10 milliards de dinars en 2010 à 23,4 milliards de dinars en 2019.

Il est à noter que le plan de l’IACE vise à proposer quelques lignes directrices concernant la relance économique du pays après la levée du confinement. Il s’agit, essentiellement, de la relance dans le domaine de  l’emploi, du climat des affaires, de la gestion de la dette publique intérieure et de la fiscalité.

(Avec TAP)

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