Adoption du projet de Loi de finances complémentaire 2019

ARP Pouvoir Chef du gouvernement

L’Assemblée des représentants du peuple ARP adoptait mardi soir, le projet de Loi de finances complémentaire 2019. Et ce, par 109 voix pour, 19 voix contre et cinq abstentions. Et ce, après deux interruptions pour que les groupes parlementaires se concertent et des batailles verbales virulentes.

Ainsi, le ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum était sur la sellette, lors de ce vote de la loi de finances complémentaire. Il indiquait « qu’on ne pouvait pas comparer la pression fiscale enregistrée en Tunisie, avec celle d’autres pays africains. Car, ils n’englobent pas les systèmes de protection sociale et de santé ».

En effet, le ministre appelait à relativiser les chiffres et à les mettre dans leur contexte. « La pression fiscale en Tunisie est élevée (dépasse les 31%), parce qu’elle couvre les systèmes de protection sociale et de santé. Mais elle ne dépasse pas les 25% en réalité », explique le ministre.

Par ailleurs, Ridha Chalghoum soulignait que des pays africains avaient exprimé leur souhait d’atteindre des niveaux de pression fiscale comparables à ceux de la Tunisie, du Maroc, de l’Afrique du Sud et des Seychelles. Et ce, lors d’une réunion de l’OCDE.

En outre, il explique l’augmentation de la pression fiscale en Tunisie par l’incapacité de l’Etat à soutenir le rythme du développement.

Puis, répondant aux remarques des députés relatives au caractère flou des hypothèses du budget, le ministre assurait que son département œuvrait à la préservation des équilibres macro-financiers.

Ensuite, il rappelait que lors de la préparation du budget 2019, les hypothèses adoptées portaient sur une croissance du PIB de 3,1% et sur un prix de baril de 75 dollars. Le ministre relevait le souci de renforcer les ressources propres de l’Etat. Et ce, par le renforcement des mesures de recouvrement et la lutte contre l’évasion fiscale.

Un taux de la croissance à 1,4%

De plus, il explique la révision du taux de la croissance à 1,4%, par le changement de la donne économique mondiale et la régression de la demande. Ils se traduisent par un repli des exportations des industries mécaniques et électriques de 2,4% et de celles du secteur du textile, habillement, cuir et chaussures de 4,7%, aux prix constants, durant les 10 derniers mois de 2019. Outre la non atteinte des objectifs fixés dans le secteur des hydrocarbures.

De même, la révision du taux de croissance s’explique par la révision à la baisse de la croissance, à plusieurs reprises, au niveau mondial au cours de l’année 2019. Et ce, en raison de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats Unis, le Brexit et les tensions à l’échelle régionale.

Il a encore, indiqué que la baisse de croissance concernait les pays de la zone euro. Celle-ci est le premier partenaire de la Tunisie. La croissance de cette zone passait de 1,9%, à 1,2% en octobre 2019. Ceci induisait un recul de la demande pour les sociétés étrangères implantées en Tunisie. Et partant, une baisse de la croissance de 0,4%.

Enfin, à l’échelle nationale, le ministre soulignait que la révision à baisse de la croissance, est essentiellement, due: à la régression de l’activité du secteur du transport, toutes composantes confondues; au retard accusé dans l’entrée en exploitation du Champ Nawara pour l’extraction du gaz naturel; outre la baisse de la production de certains champs pétroliers.

Avec TAP

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