ELIFE : pour une meilleure employabilité des diplômés

elife - l'économiste maghrébin

La Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI) et la Fondation Tunisie pour le Développement ont organisé, aujourd’hui, au siège d’Assurance AMI, une rencontre débat sur le thème : « Elife : une solution contre l’exode des cerveaux tunisiens ».

Ainsi, la fondation Tunisie pour le développement a pris soin de présenter des jeunes diplômés formés par le centre ELIFE à Siliana, devant des chefs d’entreprise membres de la CTFCI.  L’objectif principal de l’événement est de présenter les jeunes aux chefs d’entreprise.  Cette promotion termine le cycle de formation en décembre après un parcours de six mois. Puis, elle entamera un stage  au sein d’entreprises pendant six mois.

Foued Lakhoua, président de la  (CTFCI), a estimé que le temps est venu pour les pouvoirs publiques de réagir. Et ce, pour endiguer le fléau de la fuite des cerveaux. D’ailleurs,  il estime que les pouvoirs publics doivent  présenter  de nouvelles alternatives à la jeunesse tunisienne. Lesquelles devraient permettre à la jeunesse de reprendre confiance en elle-même.

En effet, il  affirme qu’un nombre important de diplômés et de travailleurs qualifiés a quitté le pays. Et ce, à la recherche de meilleures conditions de vie  et de travail.  Les destinations privilégiées sont Canada, France et pays du Golfe.

Par ailleurs, il a fait savoir que le phénomène touche principalement deux domaines. Il s’agit du secteur des TIC et la santé. Il rappelle que le gouvernement a dénombré 17500 Tunisiens évoluant à l’étranger. Et ce,  dans le cadre de la coopération technique internationale.

De son côté, Badreddine Ouali, président de la Fondation Tunisie pour le Développement, a pris soin de présenter l’un des  programmes de la Fondation, à savoir le programme ELIFE.  Le programme consiste à fonder dix centres dans les régions défavorisées. Chaque centre « Elife » a une capacité d’accueil de 500 apprenants sur une année. Le cursus de formation dure 6 mois pour une promotion de 250 apprenants suivi d’une période de 6 mois de professionnalisation. A terme les 10 centres « Elife » opérationnels visent à former 5000 personnes. Le centre assure des formations en programmation,  Big Data, informatique embarquée. Le projet  est financé à hauteur de 20 millions d’euro de la fondation. De son côté, l’Agence française de développement y participe à hauteur de 3 MD.

De son côté Ombeline Bernard Manusset, Country manager North and East Africa de Vocalcom, a indiqué qu’il est possible que Vocalcom ouvre une entité à Siliana.  Dans le même contexte, elle a indiqué que Vocalcom a eu des entretiens avec quelques jeunes étudiants dans le centre.  Elle indique également que Vocalcom a participé à l’élaboration du programme de la formation. «  Nous sommes là pour combler les lacune de ces jeunes en cas de besoin », lance-t-il.

Agé de 30 ans, Nafâa Adel est titulaire d’une licence fondamentale en informatique. Il affirme que le parcours au sein du centre ELIFE Siliana lui a été d’une grande utilité. Il déclare également qu’il a  été initié aux nouvelles technologies et soft skills. L’intervenant espère  également concurrencer les ingénieurs.

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