Activité physique et maladie chronique : un duo gagnant

maladie chronique L'Economiste Maghrébin

Selon certaines croyances erronées , les individus atteints de maladies notamment chroniques seraient inaptes à pratiquer une activité physique. Et si le contraire était vrai ? L’activité physique et maladie chronique, constituent en effet un duo gagnant selon l’Inserm, institut de recherche français.

Telles sont les conclusions d’une nouvelle expertise issue de l’analyse de plus de 1800 publications scientifiques sur le rôle de l’activité physique en prévention et en traitement d’une dizaine de maladies chroniques. Concevoir l’activité physique comme un facteur à part entière de la prise en charge des maladies chroniques et  l’intégrer dans le parcours de soin, est une nouvelle approche ou l’on sort des sentiers battus du traitement médicamenteux classique.

Ainsi le rapport d’expertise recommande la prescription systématique de l’activité physique et aussi précocement que possible dans le parcours de soin des pathologies étudiées. Il recommande également que l’activité physique soit prescrite avant tout traitement médicamenteux pour la dépression légère à modérée, le diabète de type 2, l’obésité et l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

Bon nombre de pathologies chroniques entrent dans le cadre de cette nouvelle approche,  dont par exemple l’obésité, le diabète de type 2 ainsi que les pathologies coronaires. A cet effet, la marche devient le traitement de première intention pour l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

Pour les patients souffrant d’insuffisance cardiaque, l’activité physique entre dans le cadre d’un programme de réentraînement à l’effort quel que soit le degré de sévérité de la pathologie.

Quant aux accidents vasculaires cérébraux (AVC), son rôle est de réduire l’impact des séquelles neuromusculaires sur la qualité de vie du patient et prévenir les récidives.

Pour la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’activité physique aide à améliorer la qualité de vie et réduire les limitations fonctionnelles liées aux complications, tandis qu’elle réduit l’importance et la fréquence des crises d’asthme.

L’activité physique agit par ailleurs en prévenant et en améliorant les symptômes dépressifs, améliore la qualité de vie des personnes cancéreuses et réduit les effets secondaires liés au cancer et aux traitements. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, elle prévient et/ou réduit le handicap et la douleur dans les pathologies ostéo-articulaires.

Le rapport d’expertise appelle donc à  proposer des programmes adaptés aux besoins du patient, de manière à favoriser l’activité physique à toutes les étapes de la pathologie.

De l’autre côté de la méditerranée, en Tunisie, une enquête datant de 2010, révèle que seuls 17,20% des tunisiens âgés de 6 ans et plus pratiquent une activité sportive et physique régulière. La différence est dans les esprits, avec une conception erronée du bienêtre que l’on associe en Tunisie à l’inaction. A quand un programme national de promotion de l’activité physique et quand verrons-nous des politiques de lutte contre la sédentarité ? Seul le temps et la clairvoyance de nos politiques nous le dira.

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