La diaspora tunisienne, une nécessité socio-économique

ATCT
Exportation des compétences tunisiennes à l'étranger

La diaspora tunisienne, près de 1,2 million de Tunisiens, ne cessent d’exprimer son profond désir de contribuer à la transition socio-économique et la consolidation de l’image et du positionnement de la Tunisie sur les marchés internationaux.

C’est un outil efficace à la disposition de l’Etat tunisien pour assurer le réseautage, l’innovation, le transfert technologique, la mobilisation des fonds et la promotion des industries.

L’idée est d’encourager cette diaspora à la création de Petites et Moyennes Entreprises exerçant dans les secteurs stratégiques de l’économie tunisienne, à l’instar des nouvelles technologies et l’automobile. Dans ce contexte, l’Etat veille à minimiser et limiter les défis auxquels cette diaspora est confrontée.

La  contribution de la diaspora tunisienne au développement national peut avoir plusieurs formes. Depuis l’année 2016, le montant de transferts relatifs à ses activités a atteint 3,5 milliards de dinars (environ 1,6 milliard d’euros), soit près de 4,6% du PIB tunisien. Les études démontrent que ces fonds sont principalement dédiés à la consommation courante et l’épargne.

Diaspora tunisienne :  plus qu’une alternative

Le Business forum, qui a eu lieu le 16 novembre 2018,  s’est focalisé ainsi autour de quatre principales thématiques qui concernent essentiellement le développement des rapports entretenus entre l’Etat et sa diaspora. L’objectif de ce forum était de contribuer à exploiter tout le potentiel de cette diaspora tunisienne, en l’encourageant à se lancer dans l’investissement productif.

La Tunisie a adopté, en ce sens,  une Stratégie Nationale Migratoire intégrant la migration au développement socio-économique, grâce à l’intervention des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE). Des nouveaux dispositifs institutionnels et des mesures d’incitations fiscales aux TRE ont été mis en place.

Cette stratégie a toujours aspiré à inclure toutes les parties concernées par l’encouragement de la diaspora à investir et à entreprendre. Elle vise d’une façon primordiale à encourager  les partenaires internationaux et les bailleurs de fonds à intervenir en Tunisie en développant leur programmation sur les sujets relatifs à la diaspora et à l’investissement productif.

Les Tunisiens résidents à l’étranger sont une catégorie sociale à fort potentiel d’investissement et avec une capacité entrepreneuriale intéressante.

Impliquer la diaspora dans un investissement productif

Ces efforts procéduraux doivent se focaliser sur la fluidité de l’accès aux financements nécessaires de cette diaspora qui regorge de talents et d’investisseurs potentiels animés par un profond désir d’entreprendre dans leur pays d’origine. Les idées sont là, à l’instar du développement de solutions administratives digitalisées et de fonds d’investissements destinés aux TRE. C’est au niveau de leur concrétisation que les facilitations de financement doivent intervenir.

Les moyens de financement doivent absolument être complétés par une mobilisation accrue de cette diaspora tunisienne, ainsi que le renforcement et du réseautage l’entourant. Ses capacités entrepreneuriales seront ainsi consolidées et son sens de la responsabilité développé.

C’est grâce à l’appui et au soutien que l’Etat tunisien pourra mettre en œuvre cette stratégie qui s’adresse à sa diaspora. Des partenaires conscients des défis auxquels est confrontée la Tunisie et des besoins financiers et structuraux des TRE. Leur intervention revêt ainsi un intérêt double.

C’est à ce niveau que la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), ANIMA Investment Network, Expertise France et la GIZ concentrent leurs initiatives d’accompagnement et de mobilisation destinées aux talents des Tunisiens résidents à l’étranger, les incitant à la création de PME dans des secteurs innovants à forte valeur ajoutée.

Ces initiatives financées par l’Union européenne s’inspirent essentiellement d’une profonde volonté d’impliquer la diaspora dans la notion de l’investissement productif, ainsi que de ses besoins et attentes en termes d’investissement et d’entrepreneuriat.

En présence du ministre de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Laadhari, ces questions ont fait l’objet de débats et de discussions entre les différentes parties organisatrices et concernées par ce Business Forum. Elles ont été ponctuées par des rencontres B2B favorisant le réseautage des entrepreneurs et investisseurs issus de la diaspora tunisienne avec les organismes impliqués.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here