Néji Jalloul : « Nidaa Tounes en a vu d’autres »

Néji Jalloul L'Economiste Maghrébin

Réagir après l’interview du président de la République, dresser un état des lieux du parti Nidaa Tounes. Ce sont autant d’interrogations auxquelles Néji Jalloul, un des dirigeants du parti Nidaa Tounes, s’évertue à répondre.

Revenant sur  l’interview de BCE, Néji Jalloul a souligné que le Chef de l’Etat a montré qu’on est en démocratie et que les élections se tiendront bien en 2019. Il précise: « Il est tout à fait normal qu’un chef de gouvernement, non issu d’un suffrage universel contrairement au président de la République, se doive d’aller chercher la confirmation de sa légitimité au Parlement. »

Selon lui, il faut arrêter ce faux débat, car les vrais problèmes sont tout autres : les gens qui meurent à cause des inondations, le taux d’endettement en hausse, la cherté de la vie. A tous ces sujets, l’ITES n’a pas manqué de proposer des solutions. Il souligne dans ce contexte: « Arrêtons de parler de futilités, de faux débat, transformons les problèmes en solutions. Il est vrai qu’il y a un problème de débat politique et de moralité. Pour la simple raison que nous avons l’impression que le problème du pays s’appelle Hafedh Caïd Essebsi. Alors que c’est faux. Honnêtement pensez-vous qu’écarter Hafedh Caïd Essebsi va résoudre les problèmes économiques du pays ? Je ne pense pas. A mon sens, ceux qui veulent évoquer ce discours ont pour objectif de faire diversion face aux vraies difficultés socioéconomiques ». 

Nidaa Tounes n’est pas un parti idéologique

Sur la question de la crise à Nidaa Tounes, M. Jalloul a répondu: « Nidaa Tounes n’est pas un parti idéologique. Mais il est clair qu’il y a un problème de gouvernance au sein du parti. » 

Quant aux démissions collectives qui n’en finissent pas, M. Jalloul a répondu: « Nidaa Tounes a connu durant les élections législatives 2014 les démissions les plus spectaculaires que cette période de transition. Et il ne faut pas dramatiser mais arrêter ce discours pessimiste. »

Il conclut: « Soyons positifs et laissons le jeu démocratique opérer, mais sans populisme. Je comprends que les Tunisiens soient inquiets. Et c’est le rôle de l’élite tunisienne de tirer le débat vers le haut. Et enfin, débattons des vrais problèmes car il faut croire en ce pays et surtout arrêtons les faux débats. »

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