Peut-on parler d’un plan ORSEC, en cas de catastrophes naturelles?

Méconnus de la plupart des personnes, le plan ORSEC (Organisation de sécurité civile) aurait pu voir le jour en Tunisie. En France, ce plan existe. Il s’agit de mettre en place une organisation opérationnelle permanente et unique de gestion des événements touchant gravement la population. Il est extrêmement important et ce depuis bien longtemps de prévenir, en cas de catastrophes naturelles. Reste à savoir si le gouvernement tunisien a pris toutes les dispositions nécessaires pour faire face à une telle crise.

Alors qu’aux Etats Unis, il existe un autre système. Il s’agit du Flash flooding warning. C’est un système que le gouvernement américain a installé pour prévoir les soutiens en cas d’inondations. Selon un post d’un internaute sur les réseaux sociaux: « Dans toutes les télés les connexions s’arrêtent et tous les citoyens sont obligés de lire le message. Tu ne peux pas regarder la télé tant que le message ne s’affiche pas. Cela permet de donner les directives aux citoyens, les informations sur les endroits touchés, et une très grande diffusion de l’information ».
Et de poursuivre: « Le service de météorologie doit avoir un service digital et presse, qui transmet les infos en cas de catastrophe.Une solution qui peut au moins réduire les dégâts. Et avec toutes les compétences qu’on a en Tunisie, ce système peut être développé et installé. »

Un plan ORSEC aurait-il pu sauver Nabeul ?

Beaucoup de questions demeurent sans réponse… Neila Charchour, membre fondateur du mouvement Tunisie En Avant, se pose la question de savoir si les vannes de trois barrages n’ont pas été ouvertes. Car certains affirment que l’on aurait relâché la pression des barrages dont un qui commençait à se fissurer. Comment en avoir le cœur net, au vu de tout ce qui défile sur la toile?

« Cela dit, peut-on parler d’une pluviométrie importante pour 200 millimètres d’eau? Voire même en la comparant avec d’autres pays ayant connu le même sort. Ne serait-ce pas plutôt l’absence de plan vigilance, sans parler des défaillances des infrastructures? », s’interroge-t-elle.

Or, pour revenir sur ce qui s’est passé au Cap Bon, a-t-on réellement fini par relâcher l’eau de trois barrages? Imed Harrabi, délégué de Menzel Temime, a répondu par l’affirmative. « L’objectif étant d’éviter l’explosion des barrages sous la pression de l’eau. Il fallait faire respirer les barrages », a-t-il dit.

En clair, la Tunisie n’a jamais vécu une telle catastrophe à Nabeul depuis 1986… Cela fait 32 ans…

1 COMMENTAIRE

  1. À mon avis, la question doit d’abord être abordée en termes de prévention et de protection du territoire. La morphologie des terres dans la région, la rareté des arbres qui retiennent la terre, la construction sauvage de maisons sans plan réglementaire, la négligence des citoyens jetant des déchets de toutes sortes dans les canaux, l’absence de réseau routier avec des égouts et des routes asphaltées tout cela contribue à accroître le danger dans des cas naturels tels que ceux qui se sont produits ces derniers jours dans la région. Avant de former une organisation de protection civile – nécessaire à mon avis – il faudrait former les responsables politiques et dirigeants à ce qui a été dit!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here