Le New York Times dresse un bilan mitigé pour la Tunisie

New York Times L'Economiste Maghrébin

Le site électronique américain New York Times s’est penché sur la situation  économique et politique de la Tunisie. Selon l’article, plusieurs points ont été soulevés: la situation du parti Nidaa Tounes, les relations tendues entre le chef du gouvernement et l’Ugtt, les réformes économiques en instance…

En clair, l’article indique ce qui suit: « Le chef du gouvernement Youssef Chahed a survécu aux tentatives de son parti et de ses syndicats de le forcer à se retirer, car il semble de moins en moins capable de mettre en oeuvre les réformes économiques. » 

Rappelons que la semaine dernière, le parti Nidaa Tounes a gelé l’adhésion de Youssef Chahed. De ce fait, selon certains analystes, il aurait recueilli suffisamment de soutien au Parlement, à travers la Coalition nationale, pour écarter une éventuelle motion de censure, tout en ayant l’appui du mouvement Ennahda. Mais sa « politique est maintenant gravement compromise », souligne l’article. 

Youssef Chahed a imposé des mesures d’austérité

Et de poursuivre: « En survivant plus de deux ans, Chahed est devenu le plus ancien des neuf Premiers ministres tunisiens depuis le soulèvement du 14 janvier. À cette époque, il a imposé des mesures d’austérité et des réformes structurelles telles que la réduction des subventions sur les carburants qui ont permis de financer un prêt de 2,8 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI) et d’autres aides financières. »

Et d’ajouter: « Les partenaires occidentaux le considèrent comme la meilleure garantie de stabilité dans une démocratie naissante, qu’ils cherchent désespérément à consolider, notamment comme rempart contre l’extrémisme islamiste. »

Pourtant, l’économie et la cherté de la vie continuent à en pâtir : l’inflation et le chômage atteignent des niveaux records. Idem pour la pénurie de médicaments ou encore les produits de base tels que le lait, qui marquent une défaillance pour beaucoup.

L’Ugtt appelle à une grève générale le 24 octobre 

Selon le New York Times, « l’ancien agronome de 43 ans s’est surtout attaché à conserver son poste, alors que son parti commence à se détourner de lui, en mettant en avant son échec gouvernemental ». 
Et de préciser: « L’espace de respiration qu’il a gagné est au mieux temporaire; Ennahda ne le soutiendra pas pour être à nouveau Premier ministre après les élections. »

Et, de manière plus pressante, l’ UGTT appelle à une grève générale dans le secteur public le  jeudi 24 octobre. Cette grève se justifie par une protestation contre les projets de privatisation du gouvernement Chahed. 

Rappelons que ce mois-ci, le gouvernement a de nouveau augmenté les prix de l’essence et de l’électricité pour garantir la prochaine tranche de prêts, d’une valeur de 250 millions de dollars, que le FMI devrait approuver la semaine prochaine.

Mais le FMI exige également que le gouvernement supprime une masse salariale publique qui représente 15% du PIB, l’un des taux les plus élevés au monde.

 

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