Rien ne va plus à Harak Tounes Al Irada

Harak Tounes Al Irada - L'Economiste Maghrébin

Après Nidaa Tounes où rien ne va plus, voilà que c’est au tour du parti Harak Tounes Al Irada de s’affaiblir. Adnen Manser et Tarek Kahlaoui démissionnent du parti et abandonnent ainsi Moncef Marzouki, ancien président de la République.

Rappelons que les signataires ont fait savoir dans un communiqué, qu’ils ne sont pas les seuls à quitter le navire, plus d’une soixantaine les ont rejoints. Ils ont expliqué les raisons de leur démission. Selon eux, la ligne politique d’Al Irada a déviée et elle n’est plus indépendante.

C’est ainsi qu’ils affirment que le parti Harak Tounes Al Irada est sous influence d’une partie étrangère. Cette déviation est due aux prochains calculs électoraux. Selon eux, Moncef Marzouki a négligé le parti et s’est focalisé sur un seul enjeu, celui des élections. « Il a oublié qu’il faudrait revoir le règlement intérieur du parti », ont-ils indiqué. 

En revanche, Slim Ben Hmidane, ancien ministre et chef du Parti de l’Ex-CPR, avant qu’il change de nom pour Harak Tounes, a rappelé que les deux membres étaient des opportunistes, proches du mouvement Ennahdha pour être au pouvoir. 

Tout comme, il les a accusés de pousser le CPR vers le nouveau projet qu’est Al Harak, afin d’avoir des postes de haut niveau, à savoir le secrétariat général et la présidence du comité électoral. Et ce revirement de situation a entraîné un échec aux municipales. 

Rappelons que lors des municipales, Harak Tounes Al Irada a obtenu 84 sièges, soit 1.17%. Quant au nombre des électeurs, il s’élève à 23998, soit un taux de 5.59%. Le parti s’est affiché dans seulement 46 municipalités.

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