« Il est aberrant de prendre en otage tout un peuple à cause de tiraillements politiques »

Mohamed Ali Toumi L'Economiste Maghrébin
Mohamed Ali Toumi

Que faut-il comprendre de la situation politique actuelle? Depuis la démission de huit députés de Nidaa Tounes, l’échiquier politique a changé. Certains disent que le chef du gouvernement regrouperait les nidéistes pour créer un mouvement dont il serait le leader. Est-il vrai que Youssef Chahed se présentera à la présidentielle de 2019? A l’heure actuelle, le principal intéressé ne s’est pas prononcé sur le sujet.

Invité sur les ondes radiophoniques, Mohamed Ali Toumi, un des dirigeants du parti Al Badil Ettounsi, a fait savoir que Youssef Chahed est dans son plein droit de se présenter en tant que candidat à la présidentielle 2019. Il ajoute que cela ne servira à rien de lui imposer une condition de non candidature.

Cela dit, il a également indiqué: « On peut le critiquer pour son échec gouvernemental, mais sans pour autant l’empêcher de se présenter aux prochaines élections. » 

Il a évoqué l’événement du blocage de la route d’Ennfidha par un groupuscule d’hommes armés de bâtons et de gourdins. « Ce qui s’est passé hier comme blocage montre l’anarchie et la mauvaise gouvernance. Certaines personnes ont même raté leur avion. Ce qui est mauvais pour l’image du pays. » 

Mohamed Ali Toumi : « Ce gouvernement freine le travail de tout le monde »

Parmi ses déclarations : « Aujourd’hui, ce gouvernement freine le travail de tout le monde. Il est grand temps qu’il y ait un gouvernement qui stoppe l’hémorragie et surtout qui apaise les tensions existantes. » 

Mohamed Ali Toumi a également rappelé que l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomaa a tenu sa parole de ne pas se présenter aux élections. « C’est un homme de parole. Or pour ce qui est de Youssef Chahed, c’est son droit de se présenter et laissons aux électeurs le soin de juger son travail », a-t-il indiqué. 

Il conclut: « La situation s’aggrave. Tout comme il est aberrant de prendre en otage tout un peuple à cause de tiraillements politiques. » 

Selon lui, la solution réside dans la formation d’un gouvernement d’union nationale au vrai sens du mot. « A mon avis, il faut un gouvernement qui sera chargé de l’organisation des élections et de la gestion des affaires courantes », a-t-il fini par lâcher. 

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