Regrets et inquiétudes : le peuple en a sans doute marre de ses politiques !

promesses électorales
Source : fb

« Tout ça… pour ça ! » L’expression, inspirée du titre du film du cinéaste français Claude Lelouch, sorti en 1993, va bien pour décrire la déception des Tunisiens d’aujourd’hui.

Les martyrs, qui sont tombés, pour que les idéaux de la Révolution triomphent, doivent se retourner dans leur tombe. Les millions qui ont fait en 2011 et 2014 la queue pour faire aboutir les promesses électorales sont, pour leur part, abasourdis.

Ce que la scène politique nous offre ces jours-ci, ce sont des guerres d’appareils et des conflits de personnes qui ne peuvent alléger aucunement le fardeau de millions de personnes qui voient leur pays partir en fumée.

L’exécutif donne le mauvais exemple

Les acteurs politiques peuvent prétendre ce qu’ils veulent, ils ne peuvent faire changer au Tunisien lambda cette conviction profonde quant à l’émergence d’un égoïsme profond qui consiste à ne se soucier que des maroquins.

Et l’exemple vient d’en haut. C’est maintenant du reste largement connu: l’exécutif, qui regarde d’abord du côté de 2019, ne fait que tenter d’occuper les meilleures positions pour rester en poste. Ou éliminer un candidat. Avec lequel on a fait au départ un petit bonhomme de chemin.

Les Tunisiens sont à une période où ils n’ont plus que des soucis: l’été avec ses vacances, ses mariages et ses festivals a laissé– un peu plus que les années précédentes- tout le monde dans un mauvais état. La rentrée scolaire est encore là avec ses fournitures scolaires de plus en plus chères et ses frais de scolarité qui abondent dans le même sens.

On n’oubliera pas la cherté de la vie qui rend le quotidien difficile. L’essence vient de connaître, à ce sujet, une nouvelle belle augmentation. Et, ce à l’heure où toute augmentation de l’énergie ne peut qu’engendrer d’autres.

Plus aucun soutien

Et les indicateurs économiques n’ont jamais été aussi mauvais : la valeur du dinar, le déficit commercial, le TMM, etc. Et quoi qu’en dise le gouvernement.

Le climat social est quant à lui bien malsain. Avec des tensions qui pointent à l’horizon. Les Tunisiens ont eu, à ce niveau, quelques prémices. Avec ces grèves et sit-ins, qui nous prouvent que la rentrée sera bien chaude.

Reste qu’à trop jouer à ce jeu des querelles sans fin et à celui du pousse-toi de là que je m’y mette, on finit par se faire brûler les doigts. Le mouvement de l’histoire est ainsi fait. Et les politiques, qui s’adonnent, avec délectation, à ces exercices, l’oublient souvent.

Dans la mesure où ils oublient que lorsque la marmite sociale chauffe un peu trop, elle finit par exploser. En clair, le peuple qui les a placés là risque de très vite changer d’avis.

A ce moment là, tous ceux qui n’œuvrent que pour le tribut de 2019 n’auront plus aucun soutien. Ni les puissances étrangères qui ne les regardent qu’à travers le prisme de leur intérêt. Ni de ces bailleurs de fonds qui ne pensent qu’à leur pactole.

Signe, sans doute regrettable, de cette réalité : l’inquiétude et l’amertume des Tunisiens aidant, des portions de la population ne perdent pas une occasion pour regretter– à voix haute- la dictature de Zine El Abidine Ben Ali.

1 COMMENTAIRE

  1. trop de regrets qui ne peuvent justifier les effets pervers de 25 ans de règne et surtout les 10 dernières années où la teigne a frappé les têtes du pouvoirs et surtout leur proches

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here