Iran: Exécution de 3 prisonniers politiques kurdes dont Ramin Hossein Panahi !

Ramin-Hossein-Panahi

La nouvelle est passée inaperçue dans plusieurs médias.
Samedi, était un jour sombre pour les droits de l’Homme et le droit à la vie en Iran.
Tôt le samedi matin, ce 8 septembre 2018, 3 jeunes Kurdes iraniens ( Ramin Hossein Panahi, Zanyar Muradi et Luqman Muradi ) ont été exécutés. cela s’est fait à la prison de Rajai Shahr, à Karaj. Leur exécution a eu lieu en dépit des protestations internationales.

Exécution de Ramin Hossein Panahi après un procès sommaire

Le régime a arrêté Ramin Hossein Panahi, âgé alors de 23 ans, en juin 2017, à Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan en Iran.  . Il a été accusé d’être un membre du parti d’opposition kurde Komala. Le régime accuse Panahi d’avoir porté une arme à feu et une grenade à main au moment de son arrestation.

Hossein Ahmadi Niaz, l’avocat de Panahi, a carrément rejeté ces accusations en attestant que son client n’a jamais été armé. “Les forces du CGR les ont surveillés dès que lui et ses compagnons sont entrés dans le pays.Ils ont ensuite tiré et les ont arrêtés. Ramin ne tenait ni pistolet ni a abattu quelqu’un. Il n’était pas impliqué dans le conflit armé que les forces du CGR déclarent qu’il faisait partie”. avait-il déclaré.

Beaucoup de personnes et notamment sa famille avaient espéré que la campagne internationale visant à mettre un terme à cette peine cruelle et injuste porterait ses fruits. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions sommaires ou arbitraires avait également exprimé son inquiétude. Il a exigé que le régime de Téhéran arrête l’exécution.

Amnesty internationale dénonce un procès d’une «injustice flagrante»:

Philip Luther, directeur des recherches et des actions de plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a fait une déclaration en réponse à ces 3 exécutions.” Nous sommes horrifiés d’apprendre que les autorités iraniennes ont exécuté ces hommes.  Leur condamnation à mort a provoqué plusieurs contestations. En outre des experts en droits humains de l’ONU et d’autres organismes ont appelé à annuler leur exécution”.

“Une injustice flagrante a marqué le procès de ces trois hommes. Tout d’abord, juste après leur arrestation, leurs avocats et leur famille n’ont pu communiquer avec eux . Ils ont déclaré avoir été torturés en vue de leur extorquer des ” aveux “. Des lacunes importantes ont entaché la procédure légale. Malgré cela, par leur condamnation à mort, les autorités iraniennes témoignent une nouvelle fois de leur mépris flagrant pour le droit à la vie» ajoute-t-il.

Enfin, il demande à la communauté internationale de condamner ces exécutions pour que dorénavant les autorités iraniennes respectent le droit international. Pour que chaque iranien puisse bénéficier «d’un procès équitable». Pour bannir la torture, les aveux forcés et les mauvais traitements . Que le droit à la vie l’emporte sur la peine de mort!

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Publié le 10/09/2018 à 19:09

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