Ridha Belhaj : « Le processus de la transition démocratique est en danger »

Ridha Belhaj L'Economiste Maghrébin

Ridha Belhaj, un des dirigeants de Nidaa Tounes, met l’accent sur la situation politique qui frôle la catastrophe. Selon lui, il est grand temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Invité sur les ondes radiophoniques, il a déclaré: « Le processus de la transition démocratique est en danger. »

Evoquant son retour à Nidaa Tounes, M. Belhaj a fait savoir que cette démarche a été encouragée par les dirigeants et le père fondateur du parti Béji Caïd Essebsi. Il précise: « L’objectif est de former un front dans lequel nous nous dirigeons plus vers une coalition politique et électorale. »

Ridha Belhaj : « Youssef Chahed a échoué à tous les niveaux »

Sur la guerre lancée entre Youssef Chahed et les dirigeants de Nidaa Tounes, M. Belhaj a souligné: « Youssef Chahed a échoué à tous les niveaux. D’ailleurs, le dernier limogeage du ministre de l’Energie et des mines, le prouve. Car, il n’a fait qu’utiliser des tactiques politiciennes peu recommandables. Du coup, il s’est aventuré dans un secteur qui est purement technique, sans avoir un minimum de connaissance. »

Revenant sur l’affaire Halk el Menzel de Monastir, Ridha Belhaj a indiqué: « C’est bien Youssef Chahed qui a présenté ce projet lors du forum de l’investissement Tunisia 2020. Or si le chef du gouvernement croyait qu’il allait fausser l’opinion publique, il s’est trompé sur toute la ligne et il y aura des retombées. » Et de poursuivre: « Il n’a fait que répéter  les mêmes tactiques au sein du ministère de l’Intérieur. A mon avis, le chef du gouvernement doit démissionner. »

Selon lui, sur le plan politique, il ne peut plus continuer ainsi car il n’arrête pas de créer une crise l’une après l’autre. 

Il a également rappelé que lors de la nomination Youssef Chahed, lui-même s’est opposé à sa désignation, en déclarant: « Il ne peut pas être un chef du gouvernement et  je l’ai dit au départ, il faut qu’il quitte le gouvernement au plus vite. »

La solution, selon Ridha Belhaj

Il conclut: « Nous sommes pour un gouvernement de compétences, à l’heure actuelle. De ce fait, le prochain chef du gouvernement doit avant tout croire à la démocratie et ne pas se sentir concerné par les élections. Un nouveau gouvernement comme celui de Mehdi Jomâa. »

L’ivresse du pouvoir prend ici tout son sens. Il semble que la guerre soit lancée entre les dirigeants du parti Nidaa Tounes et le chef du gouvernement Youssef Chahed. Elle pourrait même se transformer en une démission collective des ministres et des secrétaires d’Etat du gouvernement.

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