Le Qatar gâte ses travailleurs étrangers avec des gilets de refroidissement 

gilets de refroidissement  L'Economiste Maghrébin

Le Qatar a été très critiqué pour les conditions des milliers de travailleurs dans les chantiers du Mondial 2022, sous des températures d’enfer. Il a enfin décidé de leur octroyer «des gilets de refroidissement».

En effet, 26.000 travailleurs participent à la construction ou à la rénovation des huit stades prévus.

Et le comité organisateur pour la prochaine Coupe du monde a indiqué que les ouvriers ont reçu 3500 gilets de refroidissement. Il s’agit de gilets modernes pouvant réduire la température corporelle jusqu’à 15 degrés Celsius.

Ainsi, «le gilet de refroidissement peut transformer la vie de nos travailleurs», a affirmé Mahmoud Qoutoub. Car le bien-être des ouvriers relève de sa responsabilité au sein du comité. Les gilets ont été développés en collaboration avec TechNiche, une société britannique spécialisée dans les technologies de refroidissement.»

Cri d’alarme

Amnesty international avait dénoncé les «conditions désastreuses» de vie des travailleurs immigrés sur les chantiers de construction des stades. Suite à cela, le Qatar avait promis de lancer une enquête et d’améliorer la situation de ces ouvriers.

Pour sa part, le quotidien britannique The Guardian venait de publier une enquête choc. Celle-ci révélait les «conditions inhumaines» dans lesquelles travaillaient des milliers d’ouvriers du bâtiment, essentiellement népalais.

L’esclavagisme des temps modernes

Ces malheureux travailleurs immigrés se retrouvent à la merci de leurs employeurs. Avec des rétentions systématique de passeport, des salaires versés avec plusieurs mois de retard, des rémunérations bien moins élevées que celles prévues. La liste des abus observés est longue.

Ces ouvriers n’ont en fait d’autre choix que d’accepter cette vie de misère. Nombreux se sont lourdement endettés pour pouvoir mettre les pieds au pays de l’Eldorado, le Qatar.

Une fois les passeports retenus par le Kafil, esclavagiste des temps modernes, il est impossible de quitter ce petit Emirat gazier, avant la fin du contrat.

A titre d’exemple, plusieurs ouvriers népalais avaient vécu un cauchemar. Ils se sont vu refuser le droit de rendre visite à leurs familles, après le séisme de 2015 au Népal qui avait fait plus de 6000 victimes.

De la poudre aux yeux?

Voulant apaiser les craintes de la communauté internationale et surtout de la FIFA , les autorités qataries avaient entrepris des réformes censées changer les conditions de vie des  travailleurs immigrés.

Ces mêmes autorités ont publié un “guide” des «bonnes pratiques pour les entreprises travaillant sur les chantiers de la Coupe du monde». Elles ont même voté l’abolition du Kafala. Celui-ci consiste au cynique parrainage qui met le travailleur immigré en situation de dépendance à l’égard de son parrain qatari.

Des «réformettes» pour faire avaler la pilule à la FIFA? Élémentaire  mon cher Watson… !

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Publié le 03/09/2018 à 18:30

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