Prix Tunisie : le calvaire perpétuel du consommateur

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A l’occasion de la fête de l’Aïd, les prix en Tunisie des habits et des vêtements ont enregistré une hausse entre 20 et 25% par rapport à l’Aïd précédent, affirme une étude menée par l’Organisation tunisienne de l’information du consommateur.

L’étude a ciblé 74 boutiques sur le Grand-Tunis. Il en ressort que les prix se répartissent comme suit:

  • Pour les enfants de zéro à quatre ans (deux vêtements et une paire chaussure) le prix varie entre 132 et 154 dinars et peut atteindre 282 dinars;
  • Pour un enfant âgé de cinq à neuf ans (deux vêtements et une paire chaussure), le prix varie entre 138 et 156 dinars et pourrait atteindre 282 dinars;
  • Et pour un enfant âgé de neuf à douze ans, les prix montent de 142 à 172 dinars et pourraient atteindre 298 dinars. L’étude a constaté l’engouement des consommateurs pour les fripes et les marchés parallèles à cause de leurs prix abordables et à cause du faible pouvoir d’achat du consommateur.

Revenant sur les points de vente directe du producteur au consommateur, Lotfi Riahi,  président de l’organisation, a affirmé que malgré l’existence d’un cadre juridique qui gère les points de vente, il n’est pas appliqué. Prenant l’exemple d’un agriculteur de Béjà qui n’a pas le droit de mettre en place un point de vente directe dans une autre zone, il a appelé à faciliter les procédures de la mise en place des points de vente directe, afin de prendre en considération le pouvoir d’achat des consommateurs.

Prix inaccessibles et autres difficultés au rendez-vous

Le président de l’organisation a appelé à faciliter les procédures de dépôt des plaintes par les consommateurs  rédigées sur simple papier libre, sans avoir à recourir à un avocat. De même, l’organisation appelle à la création d’un juge spécialisé dans les procès relatifs à la consommation. Revenant sur les factures de la STEG, l’intervenant a fait savoir qu’il s’est avéré que la STEG ne respecte pas le système du palier ce qui revient à l’augmentation de la facture entre 30 et 40%. Dans ce contexte, Lotfi Riahi a annoncé que l’organisation envisage de porter plainte contre la STEG. L’organisation a reçu 5000 plaintes relatives aux factures de la STEG, d’après le même intervenant.

Par ailleurs, Abir Jlassi Sdiri, spécialiste au digital marketing auprès de l’organisation a affirmé que les platesformes de recharges téléphoniques en ligne ne contiennent aucune rubrique pour déposer une réclamation quand le téléphone ne reçoit pas la recharge téléphonique, malgré le prélèvement de l’argent. Le consommateur peine pour trouver la rubrique relative à la réclamation et finit par abandonner en fin de compte, explique la spécialiste. Dans ce contexte, elle a appelé les clients à conserver les factures et toutes preuves qui prouvent le paiement, afin de les présenter et d’obtenir gain de cause.

Par ailleurs, elle a souligné l’importance de ces plateformes pour pouvoir recharger le téléphone à distance, notamment à des horaires tardifs de la nuit. Elle a recommandé d’optimiser le service qui gère les réclamations des clients. «Généralement sur ces sites, on ne trouve que l’email du webmaster qui n’a pas en charge le traitement des réclamations».

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Publié le 11/06/2018 à 14:50

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