Municipales : que pensent les Tunisiens?

Municipales

J- 7 nous sépare de la tenue des élections municipales. Une première dans l’histoire du pays, sept ans après la révolution. Qu’en pensent certains citoyens ? Sont-ils optimistes ou pessimistes quant à l’après élection? Il est clair qu’aujourd’hui, les avis sont partagés. 

Rym. Ben  Ameur

Rencontrée ce dimanche 29 avril, en cette journée ensoleillée, à 9h. Rym B. A, graphiste évoque l’importance du vote. Elle précise dans ce contexte: « Je compte voter en tant que citoyenne responsable, car il est important de le faire ».  Par votre décision, vous êtes plutôt optimiste ou pessimiste? Il est difficile de répondre car je reste confuse quant aux choix qui s’offrent à nous, qui sont loin de nos attentes ». 

A propos des programmes des candidats présentés aux électeurs, elle ajoute: « Pour être honnête, on se retrouve avec des programmes qui sont loin d’être à la hauteur des attentes des Tunisiens. Et l’autre fait marquant, des candidats incapables d’être à l’écoute des citoyens », notamment ceux de certains partis, en l’occurrence les deux partis de la coalition. « Quant aux listes indépendantes, je doute fort qu’elles le sont réellement. Nous nous retrouvons ainsi dans une situation de blocage pur laquelle l’issue n’est pas claire », conclut-elle.

Même si le scepticisme de Rym est fort, cela n’empêche qu’elle lance un appel aux Tunisiens pour aller voter dimanche prochain. Car dit-elle : « Il s’agit d’une responsabilité citoyenne envers notre pays. »

 Thabet. El, 33 ans, un jeune entrepreneur, lui aussi fait le

Thabet. El Kadhi

même constat. Il précise : aujourd’hui, la difficulté réside dans le paysage politique, en expliquant: « Le problème n’est pas lié à des personnes, mais à la politique qui ne change pas. Pour une sortie de crise, je ne vois guère de bon.  Et je pense que personne ne dispose d’une baguette magique ou une potion magique pour sauver le pays ». Interrogé sur le fait de savoir s’il compter voter, il répond par la négative

Hatem Dafef

car il ne s’est pas inscrit. 

Ce qui n’est pas le cas pour Hatem. D, 29 ans, étudiant et employé mi-temps,  qui lui, en revanche, compte voter. Il déclare: « Je veux faire changer les choses. Il s’agit aussi d’une occasion qui se présente à nous pour sanctionner ceux qui sont au pouvoir et leur dire stop à cause de leur échec gouvernemental, de façon à remettre les pendules à l’heure. »

Il conclut: « A mes yeux, le plus important est de redonner espoir aux jeunes. Je dis oui au changement, oui aux réformes car il n’est plus question de se laisser faire. La seule chose que les politiciens ont réussi à faire est de dégoûter les citoyens de la politique. Et c’est à nous de les exclure et de tenter d’inverser la tendance ». 

 

 

 

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