Serge Degallaix : « La Tunisie doit jouer la carte de la recherche et de l’innovation »

Serge Degallaix Forum L'Economiste Maghrébin

Lors de la session d’ouverture de la XXème édition du Forum international de L’Economiste Maghrébin sur les mobilités et ruptures, Serge Degallaix, directeur du FPI a annoncé que le monde est devenu plus difficile et plus conflictuel, exigeant une plus grande prise de conscience de l’importance majeure de l’innovation, de la recherche, de l’intelligence artificielle et de la robotisation.

Dans ce sens, la Chine a dépassé en 2017 les USA au niveau des dépenses du capital-risque pour l’intelligence artificielle et son plan « Made in China 2025 » qui devrait lui permettre dans sept ans d’être au premier rang des technologies.

Les USA ont, de leur côté, réagit à leur manière en instruisant un procès permettant d’accaparer le savoir-faire. De ce fait, ils ont pu attirer les talents dont ils ont besoin pour la recherche et l’innovation.

Malgré ses importants programmes lancés dans ce domaine, M. Degallaix a fait savoir que l’Europe, notamment la France et l’Allemagne, restent atones mais ne cessent de multiplier les efforts pour concurrencer les géants chinois et américains.

Pour ce faire, il ne s’agit pas seulement d’indépendance numérique, mais aussi d’avoir la possibilité de guider son destin économique, car tous les secteurs seront affectés par cette accélération des progrès technologiques.

 Comment peut se situer la Tunisie ?

Avec ce progrès technologique, M. Degallaix a affirmé qu’il importe de souligner que les mobilités s’imposent aujourd’hui dans tous les domaines et pas seulement en termes de mobilités géographiques avec l’immigration et les visas, certes, symboliques mais qui sont plutôt des révélateurs que des facteurs de changements.

Par ailleurs, le progrès technique déplace les lignes de forces entre les nations et les groupes sociaux. Il déplace également les emplois avec les mêmes forces de changements et de réactions.

Et avec le progrès de la recherche et de l’innovation, la Tunisie doit, selon ses propos, assumer le présent et préparer l’avenir. Le monde ne s’adaptera pas à nous. Il faut s’adapter au monde pour pouvoir peser à sa mesure.

La Tunisie doit, à cet égard, jouer cette carte qu’il ne faut pas sous estimer. L’accélération du progrès et le changement permanent font que les positions dites acquises ne servent pas véritablement le monde.

Comme la France et tous les pays de l’Europe, Serge Degallaix a estimé que la Tunisie doit trouver les bonnes alliances et réviser ses modes d’actions et de pensées pour pouvoir se positionner dans ce monde en pleine mutation.

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