Les entreprises tunisiennes se penchent sur la réalisation des Objectifs de Développement Durable

entreprises tunisiennes ODD

Organisé pour le Réseau Local du Pacte Mondial en Tunisie et l’IRSET, en collaboration avec le Bureau des Nations Unies en Tunisie, le Forum annuel sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), s’est tenu comme prévu mardi au Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET), sur le thème: « Contextualiser les ODD pour les entreprises ».

Les différents intervenants ont été unanimes, d’une part sur la nécessité d’appliquer les ODD, et d’autre part sur l’importance de l’implication des entreprises dans les actions de la responsabilité sociétale de l’entreprises (RSE).

Salah Hassini, directeur général du CITET a indiqué que l’implication des entreprises dans la responsabilité sociétale de l’entreprise est devenue une nécessité au vu de la conjoncture actuelle en Tunisie. Il a également considéré que l’implication des entreprises dans des processus RSE est possible à travers la sensibilisation à l’importance de ce concept. Pour lui, cela nécessite toute une stratégie afin d’atteindre cet objectif et que la RSE permettra d’assurer la pérennité de l’économie tunisienne. L’intervenant a recommandé de promouvoir des succes stories dans le domaine de la RSE, afin de montrer que les entreprises qui ont choisi cette voie sont celles qui ont réussi et ont su éviter les problèmes dans leur environnement.

Sami Marrouki, président du Réseau local Pacte mondial en Tunisie, a indiqué que l’événement se tient avec l’appui des entreprises citoyennes comme Orange Tunisie. Pour mettre le sujet dans son contexte, l’intervenant a rappelé que la première édition du Forum a recommandé de mettre l’accent sur la contextualisation des ODD dans le tissu des industries tunisiennes et cette deuxième édition vise à aligner la RSE à l’agenda 2020. Il a rappelé que la Tunisie a adopté les ODD en 2015 et que le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale est le vis-à-vis des organisations internationales sur ce volet.

Ameur Larayedh, président de la Commission de l’industrie, de l’Energie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), est revenu sur le traitement du parlement avec la RSE, à travers un projet de loi dédié à la question. « La RSE a beaucoup préoccupé les députés au vu de la situation dans les régions, après le constat fait par les députés à la suite des visites effectuées dans plusieurs régions intérieures du pays. Malgré les sommes d’argent consacrées par plusieurs entreprises à la RSE, les résultats escomptés demeurent en deçà des attentes« , regrette-t-il. Le député a considéré que les sociétés de l’environnement est une forme de RSE. A la fin de son intervention, Ameur Larayedh a proposé la création d’un fonds RSE destiné à toutes les régions sans distinction aucune.

De son côté Diego Zorilla, le coordinateur Résident des Nations Unies en Tunisie est revenu dans son discours sur l’importance des ODD et de la RSE dans le monde et en Tunisie. Par la même occasion, il s’est félicité du fait que la Tunisie y a adhéré. L’intervenant ne manque pas de citer un chiffre astronomique qui rime avec la gravité de la situation: « Afin de mettre en place les ODD, le monde a besoin de trois trillions de dollars, raison pour laquelle le secteur privé doit ajouter une pierre à l’édifice ».

La première session plénière était consacrée au thème de « la RSE et les ODD en Tunisie: états des lieux et perspectives ». Chokri Mezghani, de la direction générale du développement durable au sein du ministère des Affaires Locales et de l’Environnement, a présenté les différentes stratégies fixées par le gouvernement pour se conformer aux normes de l’ODD et de la RSE.

La session plénière était aussi une occasion pour Yousser Achich, responsable RSE au sein de l’UBCI, de présenter l’expérience de la banque en la matière. Ainsi, l’UBCI a su assurer tous les aspects de la RSE. S’agissant du volet environnemental, la banque ne finance pas aujourd’hui les activités polluantes comme la production du tabac. De même, l’UBCI a une expérience en matière de soutien de l’entrepreneuriat social. La banque dispose aussi d’une plan permettant d’accompagner ses clients, afin de mettre en place des stratégies pour la réduction des émissions de CO2.

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